Culture financière : Les internautes marocains plus au moins avertis

Culture financière : Les internautes marocains plus au moins avertis

Les marocains semblent avoir de bonnes notions financières. Une conclusion qui vient d’être émise par le CDVM suite à un sondage effectué auprès d’un échantillon composé globalement de jeunes cadres diplômés. De cette enquête il ressort que les répondants ont fait preuve d’un niveau satisfaisant de connaissances des régulateurs et des entreprises de marché. Ainsi 60% des interviewés ont affirmé connaître bien ou assez bien les produits et services financiers offerts sur le marché, contre un effectif de 40% soulignant avoir de très moyennes connaissances.

En expliquant ce portrait partagé, le CDVM indique que plusieurs segments démarquent les personnes sujettes au sondage, évoquant dans ce sens l’âge, la région et le genre. A cet égard, les personnes âgées de 55 ans et plus sont celles qui maîtrisent bien la culture financière. De même, la région de Casablanca superforme les autres région avec un cumul de 66 % de réponses positives. En outre, 70 % des hommes sont avertis en éducation financière contre 43 % des femmes. Par ailleurs, la soif de découvrir de nouveaux acquis financiers n’a pas cessé de retentir dans le résultat du sondage.

A cet effet 79% des personnes sondées, dont 69% détenant un bac+5, seraient assez intéressées à apprendre davantage sur la sphère financière. Ce résultat reste révélateur pour le CDVM. «Cela laisse entendre qu’il y a un grand besoin latent en matière d’éducation financière chez cette population», commente le CDVM. Et de préciser que «la seule différence significative en fonction des variables de segmentation retenues concerne le genre.

Ainsi les hommes sont proportionnellement plus nombreux à être très intéressés, soit 51 % de l’échantillonnage par rapport à 38% chez les femmes». Sous un autre volet, 54 % des répondants audit sondage disposent d’une épargne rémunérée. De cet échantillon, les cadres, les professions libérales et les retraités disposent d’un compte d’épargne contre seulement 23 % pour les étudiants. «L’épargne évolue avec l’âge puisque l’ouverture d’un compte d’épargne est moins élevée chez les jeunes», commente le CDVM mentionnant que le compte sur carnet reste le moyen le plus utilisé pour l’épargne rémunérée pour la majorité des répondants.

Cependant, près de la moitié des répondants n’arrive pas à faire des économies pour constituer une épargne. De plus, 74% d’entre eux n’ont pas d’investissement en instruments financiers. Les répondants évoquent dans ce sens le manque de moyens financiers et la priorité donnée à d’autres aspects tels que le logement comme principales raisons du faible niveau d’investissement.

En ce qui concerne la perception de risques, les répondants sont en majorité moyennement tolérants. «Une analyse détaillée des variables de segmentation révèle une plus grande tolérance du risque des hommes (72) par rapport aux femmes (65%)», conclut-on de l’enquête qui évoque en contrepartie une assez bonne perception du couple risque-rentabilité.

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