De nouveaux profils de dirigeants émergent au Maroc

De nouveaux profils de dirigeants émergent au Maroc

Au Maroc, plus des trois quarts des décideurs interrogés lors d’une enquête menée par l’IFOP pour le compte de la CGEM se déclarent optimistes. 81% d’entre eux le sont pour leurs secteurs et 82% pour leurs propres entreprises. En dépit de l’impact de la conjoncture économique internationale, la proportion des dirigeants pronostiquant une amélioration de la situation financière de leurs entreprises dans les trois prochains mois culmine à 43% au moment où le taux de dégradation est de 9%. Pareillement, une forte confiance à l’égard de la politique économique du gouvernement a été sentie notamment par les dirigeants des TPE et PME.  Des jugements favorables ont été recueillis en faveur des actions économiques du gouvernement.
Ces résultats ont été dévoilés avec la mise en plus du premier baromètre de conjoncture des entreprises marocaines avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Cette mesure tend à fournir des chiffres transparents par le biais d’un sondage professionnel. «C’est une démarche scientifique présentée sous forme d’enquête qui se renouvellera trimestriellement. Et ce, dans le but de mesurer l’opinion des opérateurs du champ économique national et de pouvoir agir adéquatement auprès des pouvoirs publics», dénote Moulay Hafid Elalamy, président de la CGEM, lors de la conférence de presse tenue mercredi 15 avril à cet égard. Le baromètre présente ainsi le résultat d’une étude réalisée par l’Institut français d’opinion publique (IFOP) pour un coût  de 240.000 euros répartis en 4 vagues par an. Cette étude a ciblé un échantillonnage de 601 dirigeants d’entreprises nationales. Méthodologiquement, la représentativité a été assurée par «quotas» après stratification par taille d’entreprise et région. Les investigations, qui se sont déroulées par voie téléphonique du 11 au 25 mars 2009, ont mis le point sur un nouveau profil de dirigeants qui est à la fois «optimiste, réaliste et combatif». Selon M. Elalamy, «cette attitude inspire confiance et est perçue comme une réforme à la fois obligatoire et adaptée à la situation économique nationale». En faisant une lecture des chiffres attribués, il en ressort que 60% des patrons questionnés maîtrisent convenablement les grandes orientations socio-économiques marocaines. En dépit du positivisme massif, l’étude ne masque pas les craintes face à la crise actuelle. 27% redoutent une aggravation de la crise économique. Par conséquent, plusieurs segments y sont préoccupés, à savoir les dirigeants d’entreprise des secteurs du commerce, du textile, de l’industrie ainsi que des structures de 50 à 249 salariés.
De même, 53% des questionnés n’envisagent pas la réalisation d’investissement dans le prochain trimestre. D’autres préoccupation au sein du monde patronal qu’il sera nécessaire de suivre dans le temps, à savoir les délais de paiement, la concurrence et l’économie informelle.

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