Débats au Sommet mondial de la société de l’information

En revanche, le projet de Déclaration de principes est désormais entièrement rédigé, a indiqué à la presse le chef de la délégation suisse, le directeur de l’Office fédéral de la communication (OFCOM) Marc Furrer. Pays hôte du sommet, qui s’ouvre mercredi à Genève, la Suisse avait été désignée pour jouer les médiateurs et dégager des compromis. Les discussions entre les sherpas des différentes délégations se sont poursuivies tard dans la nuit de samedi et doivent reprendre mardi. C’est sur le Plan d’action, que doivent adopter les dirigeants des quelque 169 pays participants, que des blocages subsistent. « Ce sur quoi nous ne sommes pas d’accord, a précisé M. Furrer, c’est si nous devons créer un fonds spécial ou non » pour financer la diffusion des technologies modernes de l’information (radio, télévision, internet, téléphonie mobile..) jusqu’au plus petit village d’Afrique. Les pays en développement, particulièrement Africains, sont demandeurs mais l’Union européenne et le Japon notamment sont « sceptiques », a-t-il ajouté. « Les Africains veulent créer ce fonds mais il est important de persuader les pays du Nord de payer, et aussi l’industrie privée », a souligné le responsable suisse. Selon le projet de déclaration, les autres questions litigieuses — liberté d’expression, rôle des médias, gouvernance de l’internet, propriété intellectuelle — ont été réglées par des formules de compromis, minimalistes ou délibérément ambiguës, et des solutions d’attente. Ainsi, l’article 50 de la déclaration invite l’Onu à créer « un groupe de travail sur la régulation de l’internet » avec la participation des gouvernements, de l’industrie et de la société civile. Il sera chargé de présenter des propositions d’ici à 2005. C’est en 2005 que se tiendra à Tunis la deuxième phase du sommet sur la société de l’information. Pour l’instant, « nous ne changeons pas le système, l’ICANN reste en place », a admis M. Furrer. L’ICANN est l’organisation mondiale des adresses internet, basée en Californie. Les Etats-Unis ne voulaient pas d’un nouvel organisme international de contrôle.

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