Déficit budgétaire : Près de 42 milliards de dirhams en 2016

Déficit budgétaire : Près de 42 milliards de dirhams en 2016

La TGR relève une hausse de 3,5 % des recettes et une baisse de 2,4% des dépenses

Le solde ordinaire dégagé à fin 2016 ressort positif de 12,3 MMDH. Au titre de l’exercice budgétaire 2016, le Trésor a eu recours à un financement intérieur pour un montant de 33,7 MMDH, et ce compte tenu d’un besoin de financement de 35,9 MMDH et d’un flux net positif du financement extérieur de 2,3 MMDH.

41,6 milliards de dirhams, tel est le montant global du déficit budgétaire atteint à fin décembre 2016. L’écart s’est réduit au titre de l’exercice 2016 de 3 milliards de dirhams comparé à l’année précédente.

C’est ce qui ressort de la situation provisoire des charges et ressources du Trésor. Les statistiques publiques établies par la Trésorerie générale du Royaume (TGR) font ressortir des recettes ordinaires en hausse de 3,5%  contre une baisse des dépenses ordinaires émises de 2,4%. Ainsi, le solde ordinaire dégagé à fin 2016 ressort positif de 12,3 milliards de dirhams. Au titre de l’exercice budgétaire 2016, le Trésor a eu recours à un financement intérieur pour un montant de 33,7 milliards de dirhams, et ce compte tenu d’un besoin de financement de 35,9 milliards de dirhams et d’un flux net positif du financement extérieur de 2,3 milliards de dirhams. En ce qui concerne la réalisation des prévisions de la loi de Finances, la Trésorerie générale du Royaume relève des taux satisfaisants. Les recettes ordinaires ont été réalisées à hauteur de 102,6% des prévisions de la loi de Finances. Les dépenses ordinaires ont été exécutées pour 95,3% au moment où les dépenses d’investissement ont été émises pour 102,5%.

57,8 milliards DH de recettes douanières

Les recettes ordinaires générées par le Trésor ont atteint en 2016 les 214,7 milliards de dirhams contre 207,4 milliards de dirhams une année auparavant. Les recettes fiscales ont grimpé dans ce sens de 4,1% atteignant à fin décembre une valeur de 189,6 milliards de dirhams. Cette évolution découle de la hausse à la fois des recettes douanières et de la fiscalité domestique. Se référant aux statistiques de la Trésorerie générale du Royaume, les recettes douanières se sont chiffrées à 57,8 milliards de dirhams marquant ainsi une amélioration de 5% comparé à l’exercice budgétaire de l’année précédente. Les recettes de la fiscalité domestique ont avoisiné les 120,9 milliards de dirhams contre 117,1 milliards de dirhams une année auparavant. L’évolution relevée dans ce sens est de 3,2%, soit un additionnel d’environ 4 milliards de dirhams. En revanche, les recettes non fiscales  ont légèrement diminué en 2016. Elles ont perdu 86 millions de dirhams passant ainsi de 21,82 milliards de dirhams  à 21,73 milliards de dirhams à fin décembre 2016. «Ce repli s’explique par la baisse de 56,8% des recettes en atténuation des dépenses de la dette, de 36,9% des fonds de concours, de 10,9% des recettes de monopoles et de 43,4% de la redevance gazoduc», relève-t-on de la TGR.

Hausse de 18,2% des dépenses d’investissement

Le taux global des dépenses a atteint en 2016 les 81%. De même, le taux d’émission sur engagements est resté au même niveau atteint au titre de l’exercice 2015, soit 92%. Le Trésor a émis au titre de l’exercice 2016 des dépenses de près de 300 milliards de dirhams en repli de 1,4% par rapport à leur niveau à fin décembre 2015. Ceci s’explique par la baisse de 2,7% des dépenses de fonctionnement et la diminution de 12,5% des charges de la dette budgétisées. Les dépenses d’investissements ont pour leur part augmenté de 18,2% par rapport à l’année précédente.

Elles sont passées de 52,3 milliards de dirhams à 61,8 milliards de dirhams à fin décembre 2016. Cette augmentation est tirée par la hausse de 27,7% des charges communes et de 14% des charges des ministères. Les dépenses d’investissement tiennent compte du versement aux comptes spéciaux du Trésor d’un montant de 14,8 milliards de dirhams contre 10,8 milliards de dirhams à fin 2015», explique la TGR dans son bulletin de statistiques publiques.  S’agissant de la structure des dépenses émises au titre du budget général, la TGR relève une baisse de la part des dépenses de personnel, des intérêts de la dette et des émissions au titre de la compensation. En parallèle, les parts des dépenses d’investissement et des dépenses de matériel se sont consolidées.

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