Des articles qui font rêver

Des articles qui font rêver

Des articles de sport portant le petit logo de Nike, les trois bandes d’Adidas, ou la griffe de Reebok, Le Coq Sportif ou encore Décathlon… sont de plus en plus prisés au Maroc. Nos jeunes en raffolent. Nos moins jeunes également. Tout y passe. Vêtements de sport, accessoires, chaussures, ballons et matériel sportif. Mais les produits qui ont la cote demeure les articles en textile. T-shirts, shorts, survêtements, casquettes ou maillots de bain sont les plus consommés dans notre pays. C’est qu’ils ne sont pas destinés uniquement à l’usage sportif. Ils deviennent même, outre les espadrilles, un habit de tous les jours. L’idéal pour les adeptes des styles vestimentaires décontractés qui recherchent en sus le prestige de la griffe d’une grande marque internationale, imposée sur leurs vêtements, leurs casquettes ou leurs chaussures. La majorité de ces articles et des autres équipements sportifs de marques est importée. En effet, notre pays en a acheté plus de 960 millions de dirhams en 2001, selon une étude publiée par la mission économique de l’ambassade de France au Maroc en juin 2003. Ce chiffre a connu une baisse une année plus tard, passant à près de 820 millions en 2002. Pour faire face à la demande nationale en produits de marques importés, une dizaine de sociétés spécialisées dans leur importation ont été créées. Leur particularité, veiller personnellement à la distribution de ces articles, soit directement à travers leurs propres boutiques, soit par l’intermédiaire de revendeurs multi-marques. Certaines de ces entreprises sont même allées jusqu’à créer une chaîne de points de vente dans les principales villes marocaines. Le plus important réseau est New Balance qui dispose de six boutiques à Casablanca, deux à Rabat, une à Marrakech, une à Meknès et une à Agadir. Planet Sport arrive en seconde position avec trois magasins à Casablanca, un à Rabat et un autre à Fès. Récemment, Quick Silver, la marque des surfeurs par excellence, a ouvert deux points de vente, à Rabat et Casablanca. Fait notable, les prix des articles de sport mis en vente sur le marché marocain demeurent très élevés, en raison essentiellement de l’importance des droits de douanes qui leur sont imposés (voir encadré ci-bas). Très chers, ces articles ne sont donc pas à la portée de la majorité des Marocains qui se rabattent sur la production nationale relative essentiellement aux produits en textiles, des accessoires (casquettes, ballons en cuir) et des chaussures de sport. Ainsi, le Maroc a produit en 2000 plus de 2 milliards 200 millions de dirhams de T-shirts, vêtements de ski et maillots de bain, selon la même étude. Une production qui n’est pas adressée en totalité à la consommation locale puisqu’une grande partie est destinée à l’export. Pour ce qui est des ballons en cuir, la production nationale, de très bonne qualité par ailleurs puisque destinée aux plus grands rendez-vous sportifs internationaux dont la Coupe du monde, a dépassé les 6 millions de dirhams. Mais ces articles de sports, qu’ils soient importés ou produits localement, souffrent de la concurrence déloyale des produits de contrebande ou contrefaits, qui inondent le marché marocain. Le pouvoir d’achat des ménages marocains y est pour quelque chose. Acheter des articles de sport de contrebande en provenance de notre voisin du Nord, principalement en textile ou accessoires, revient beaucoup moins cher. Une différence qui peut atteindre 50 % des prix par rapport aux produits en ventes chez des revendeurs agréés. Contrefaits, ces produits peuvent coûter encore moins cher. Arborer la célèbre griffe de Nike, ou les non moins célèbres trois bandes d’Adidas, devient ainsi à la portée de tous.

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