Des experts-comptables à la disposition des investisseurs

Des experts-comptables à la disposition des investisseurs

Un nouveau partenariat est né entre le CRI de la région de Casablanca et l’Ordre des experts- comptables. Ce partenariat a comme objectif de répondre aux besoins des investisseurs à la fois locaux et étrangers.  Comme premier pas de concrétisation de cette association d’efforts entre le public et le privé, une journée portes ouvertes (JPO) est prévue le 2 mars 2012 au CRI de Casablanca.
L’objectif de cette journée serait de «répondre en premier lieu aux besoins des entrepreneurs en matière de conseil. Tout investisseur peut effectuer une demande de rendez-vous sur le site casainvest.ma pour qu’il soit accueilli en tête-à-tête par un expert comptable que l’OCE mettra à sa disposition», souligne Hamid Benlafdil, directeur du CRI du Grand Casablanca.  D’après ce dernier, et contrairement à l’image perçue du centre, «le CRI ne s’adresse pas qu’aux gros entrepreneurs, nous sommes là pour accompagner les TPE et les nouveaux investisseurs. Dans ce sens, il faut signaler que, là aussi à l’encontre de ce qui est véhiculé, il n’y a pas de discrimination positive ou négative envers les investisseurs étrangers. La loi stipule les mêmes conditions pour tous les investisseurs quel que soit leur poids». Le poids serait également un enjeu pour l’OCE. D’après leur président, Issam Maguiri, «l’OCE n’a toujours pas le poids qu’il faut chez le gouvernement, mais nous restons le premier contact pour les investisseurs au Maroc et nous avons un très large réseau de contact à l’international. La jonction de nos actions avec celles du CRI est d’une complémentarité nécessaire pour rassurer une prestation d’excellence à nos investisseurs». Outre ce fait, le champ d’intervention de l’OCE n’inclut pas tout ce qui est administratif et ce partenariat avec un organisme public facilitera davantage la tâche aux nouveaux investisseurs. La JPO qu’organisent ces deux organismes prévoit d’accueillir plus de 140 entrepreneurs de la région du Grand Casablanca. «Ce partenariat se veut durable, de proximité et poussé. Nous prévoyons d’atteindre un maximum d’investissements dans notre région», note Issam Maguiri. Pour Hamid Benlafdil, l’attractivité des investisseurs serait «un sport collectif, un travail d’équipe qui nécessite un élargissement de partenariat au-delà du public pour faire impliquer les organismes privés». D’après lui, la tâche est tout sauf facile, «le Maroc a eu sa part de crise en matière d’investissements et il y a peu de pain sur la planche». Ceci dit, le Maroc devrait revoir ses cartes et tabler sur des investisseurs qui n’ont pas été très touchés par la crise tels les pays du Golfe et ceux de l’Amérique latine. Pour ce faire, Hamdi Benlafdil recommande fortement de «se mettre en ordre de bataille et être plus agressif pour mieux se positionner».

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