Des experts de l’UE et du FMI au Portugal mardi

Des experts de l’UE et du FMI au Portugal mardi

Des experts de la Commission européenne, de la Banque centrale européenne (BCE) et du Fonds monétaire international (FMI) se rendront, mardi, à Lisbonne pour discuter du plan de sauvetage du Portugal, qui pourrait s’élever à 80 milliards d’euros, a indiqué la Commission. Cette «mission d’évaluation» technique est destinée à préparer les négociations au niveau politique entre la «troïka» (UE, BCE, FMI) et les partis politiques portugais la semaine suivante, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la Commission, Cezary Lewanowicz. Ces experts rencontreront des responsables du ministère portugais des Finances pour discuter les «détails techniques» du plan de sauvetage, que le commissaire européen aux affaires économiques, Olli Rehn a évalué, vendredi dernier, à «environ 80 milliards d’euros». L’UE et le FMI sont prêts à aider le Portugal, qui traverse une grave crise de la dette, à condition que Lisbonne adopte d’ici la mi-mai des mesures d’austérité «ambitieuses» et procède à d’importantes privatisations. La Commission espère avoir des entretiens avec toutes les forces politiques portugaises avant les élections du 5 juin, a affirmé M. Lewanowicz. «L’objectif est d’avoir un consensus aussi ferme que possible et un engagement clair, quel que soit le resultat des elections», a-t-il dit. Le Portugal est plongé dans une grave crise politique depuis la démission le 23 mars du Premier ministre José Socrates. Des élections législatives anticipées doivent avoir lieu le 5 juin. Le Portugal est le troisième pays de la zone euro à bénéficier d’une aide de l’UE et du FMI en l’espace d’un an, après la Grèce, à laquelle avait été accordé un plan de soutien de 110 milliards d’euros en mai 2010, et l’Irlande, qui a obtenu en décembre un plan de 85 milliards d’euros. Par ailleurs, l’économie espagnole est devenue un «rempart indestructible» et donne des garanties à la zone euro grâce aux réformes du gouvernement, a assuré, vendredi, le numéro deux du gouvernement espagnol, Alfredo Perez Rubalcaba. «Nous étions un domino de plus et nous sommes devenus un rempart indestructible» et par conséquent «une garantie de sécurité pour la zone euro», a déclaré M. Rubalcaba à l’issue du Conseil des ministres. «Les choses ont changé en Espagne ces derniers mois», a-t-il ajouté, alors que l’Espagne est considérée par les marchés comme un prochain candidat potentiel à une demande d’aide extérieure, après le Portugal. «Tout ceci est le fruit des réformes que nous avons mises en place (…) tout le monde dit que l’Espagne a fait les réformes qu’elle devait faire et c’est pour cela que la situation est différente de celle du Portugal», a poursuivi M. Rubalcaba. Plus tôt dans journée, la ministre espagnole des Finances, Elena Salgado, avait assuré que le Portugal serait «bien sûr» le dernier pays de la zone euro à bénéficier d’un plan d’aide financière international.

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