Désaccord sur la nécessité de contrôler les banques

Désaccord sur la nécessité de contrôler les banques

Les premiers débats au Forum économique mondial à Davos (Suisse) ont opposés, mercredi, des points de vue radicalement opposés sur la nécessité de réguler davantage le secteur bancaire comme souhaite le faire le président américain Barack Obama. «Ce que propose Obama va dans le bon sens mais ne va pas assez loin. Nous devons séparer les banques commerciales des banques d’investissement», a affirmé l’économiste Nouriel Roubini, connu pour avoir prévu la crise financière de 2008. D’autres intervenants ont au contraire mis en garde contre le «populisme» qui, selon eux, inspire la volonté de régulation de plusieurs gouvernements occidentaux. «Les investisseurs professionnels craignent que le gouvernement américain surréagisse», a noté David Rubenstein, directeur général du grand fonds d’investissement Carlyle Group. «Le risque est que les projets de régulation ne s’attaquent qu’aux aspects les plus visibles et empêchent le secteur financier d’accompagner la reprise économique. Ce qu’il faut faire en matière de régulation est très difficile à expliquer dans les détails au public», a estimé Raghuram Rajan, professeur de finance à l’Université de Chicago. Le président du cabinet d’audit Pricewaterhousecoopers, Dennis Nally, a déploré un «débat populiste». «ça a l’air bien, ça sonne bien, mais est-ce que cela sera efficace?», a-t-il lancé. «Le populisme domine le débat», a renchéri Arif Naqvi, P-dg du fonds Abraaj Capital, des Emirats Arabes Unis. La régulation du secteur bancaire est un des thèmes principaux de la 40e édition du Forum économique mondial qui se tient jusqu’à dimanche. Les Etats-Unis, la France et le Royaume-Uni ont récemment annoncé des mesures visant à taxer les banques ou limiter leurs activités spéculatives pour éviter une nouvelle crise.

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