Détérioration de 2,6 points de l indice : La confiance des ménages s effrite

Détérioration de 2,6 points de l indice : La confiance des ménages s effrite

Les ménages ne se sentent pas très bien. Ils ont le sentiment que leur niveau de vie s’est encore détérioré en ce début d’année, et même que le futur proche pourrait ne pas avoir meilleure allure. Telles sont les principales conclusions de la nouvelle note d’information du Haut-Commissariat au Plan (HCP) sur les résultats de l’enquête de conjoncture effectuée auprès des ménages durant le 1er trimestre de cette année. 

Selon ces résultats, «l’Indice de confiance des ménages (ICM) aura enregistré, au cours du premier trimestre de 2013, une détérioration de 2,6 points par rapport au quatrième trimestre de 2012 et de 7,1 points par rapport à son niveau du premier trimestre de l’année 2012». Plus simplement dit : les gens ont la conviction que leur niveau de vie a encore baissé, le sentiment que cela ne changera pas de sitôt et sont de ce fait en proie à un pessimisme de mauvais aloi. Après avoir fait remarquer que les ménages pensent que leur niveau de vie s’est détérioré de 1,1% du 4ème trimestre de l’année dernière au 1er de celle qui court, le HCP dresse ce constat : «Concernant les perspectives d’évolution du niveau de vie au cours des 12 prochains mois, les perceptions des ménages ont été d’une détérioration de 3,9 points par rapport au trimestre précédent et de 16,3 points par rapport à la même période de 2012».

Ce qui ne laisse pas d’inquiéter puisque cela veut dire que les gens non seulement ont moins confiance dans le présent, mais encore envisagent l’avenir non sans appréhension. La note semble leur donner raison et révèle que les ménages anticipent une forte hausse du chômage à terme. «Au premier trimestre de 2013, près de sept ménages sur dix anticipent une hausse du nombre de chômeurs pour les 12 mois à venir, soit 72,4% contre 10,7% qui s’attendent plutôt à une baisse. Le solde de cet indicateur s’établit ainsi à son niveau le plus bas depuis le début de l’enquête, avec un solde négatif de -61,7 points, enregistrant une baisse de 3,6 points par rapport au trimestre précédent et de 17,6 points par rapport à la même période de 2012».

Conséquence : la perception qu’on a de sa situation financière et des perspectives de son évolution se détériore. 57% des ménages avouent des revenus qui couvrent leurs dépenses, 36,4% s’endettent ou puisent dans leur épargne et seuls 6,6% des ménages déclarent pouvoir thésauriser. En sorte que «le solde de l’indicateur relatif à la situation financière actuelle des ménages s’établit ainsi à un niveau négatif de -29,8 points, en baisse de 4,4 points par rapport au même trimestre de 2012 et de 0,4 point par rapport au trimestre précédent». En fait, la situation a été telle durant le 1er trimestre que 83,5% des ménages déclarent ne pas pouvoir épargner dans l’année contre 81,3% un an auparavant.

Conséquence : 50,5% des unités de consommation considèrent que ce n’est pas le moment de faire des achats de biens durables. Mais curieusement, ce score s’est amélioré d’un point par rapport à son niveau de l’année dernière. Et ce sentiment est si bien ancré dans les esprits qu’il règne un sentiment que les prix des produits alimentaires ont augmenté et qu’ils augmenteront davantage au cours des 12 prochains mois. «Au premier trimestre de 2013, plus de neuf ménages sur dix (92,2% contre 91,8% au trimestre précédent et 92,4% un an auparavant) pensent que les prix des produits alimentaires ont augmenté dans le passé et plus de trois sur quatre (78,0% contre 72,1% et 72,3% respectivement) pensent qu’ils continueront à augmenter dans le futur».

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