Détour par le BO&ZIN

Détour par le BO&ZIN

Je m’entretenais dernièrement avec un directeur d’un grand palace de Casablanca, lui faisant part de mon étonnement quant aux tarifs pratiqués. «Si ce n’était pas très cher, ils ne viendraient pas», me répondit-il!!! Fermez le ban. Ce n’est pas de forcer la note, je crois, de dire que là… est le critère du bon goût chez certains… J’ avais donc déjà promené ma serviette au BO & ZIN peu après son ouverture, il y quelques mois, l’expérience m’avait laissé dubitatif… Trop d’artifices noyant le poisson (pardon je veux parler du pourquoi de notre présence dans un restaurant, le contenu dans l’assiette !)
Dans la série «on revient toujours sur les lieux du crime…»
Toujours le même accueil par une réceptionniste cherchant avec application une réservation passée pourtant dans l’après midi par un des convives ! Pour finalement nous indiquer qu’il fallait patienter au bar «la table n’étant pas prête ? «A 20h30… Autre tic agaçant très en vogue – faire attendre – !
«In fine» pour être placé côté jardin, à proximité d’une belle cheminée ronflante dans un cadre agréable planté de lampadaires diffusant une belle lumière… Installé autour d’une table basse en bois brut noir sans nappe ni napperons? (Toujours mon côté «vieux paysan» qui ressort certainement) garnie de poufs, une bougie éclairant chichement l’ensemble.
Monsieur CYRIL notre hôte, large ceinture en argent sur une tenue noire… arpente sa salle en connaisseur d’une clientèle habituée, salue, embrasse la cantonade, salle pleine comme un oeuf ce samedi soir. Le deuxième bar donnant sur le jardin est pris d’assaut.
Une jeune femme souriante, très professionnelle dans son approche «commande» et ses conseils nous guide, assistée d’un jeune commis complètement dépassé par les événements… A travers une carte qui n’a pas beaucoup changé depuis ma dernière visite ! mélange de cuisine « thaï , marocaine et européenne franco-italienne». A vouloir trop embrasser, on étreint souvent mal !!! Finalement notre choix s’arrête sur des classiques de la maison…
Une «salade du moment» (Roquette) saupoudrée de 4 lamelles de «véritable parmesan, Ouf !!! «70 Dh, 4 briourates croustillantes fourrées de crème de fromage ( type vache qui rit ) 60 Dh , Satay de poulet (en fait blanc de poulet beurre de cacahuètes , miel, sauce soja, ail haché, gingembre, curry en poudre, lait de coco ) 2 petites brochettes facturées «allegretto» 75 dh. Pour suivre filet de boeuf pesé largement autour de180/200 gr , évidemment simplement poêlé, 1 cuillère de purée de pomme de terre (comme à la maison certainement en toute simplicité là encore) 160 Dh et pour couronner le tout, plateaux de minibrochettes grillées disposées sur un plateau en bambou et papier sulfurisé (2 au poulet, 2 à l’agneau , 2 au boeuf, 2 au saumon) 320 dh par personne – «Prestissimo»…
Eau minérale à 30 Dh, Domaine de Sahari Réserve 180 Dh.
Apéritif courant à 55 dh, J&B et autres Vodkas à 80 Dh…En prime, musique un peu trop forte, type «Boudha Bar» où les basses sont poussées.Le petit plus , le parking n’est plus payant ! Restaurant dans la vogue « FOUDINGE et DRINQUINGE» comme ils disent ! évidemment décoiffant, marrant pour un soir… Où il faut être vu ! Et ne manger qu’un plat… Comptez pour un repas complet 4/500 DH par personne…
Les mêmes propriétaires du Bo & Zin conduisent actuellement les travaux de rénovation du «Grand Café de la Poste» (en face de la grande poste de Gueliz) qui a fait les beaux jours d’un Marrakech qui n’existe plus – malheureusement – destination prévue «une Brasserie» affaire à suivre… L’occasion m’est donnée puisque l’on parle des monuments de la mémoire marrakchie, de me demander où on va avec «LA RENAISSANCE» et quand le lifting de cette vieille dame prendra fin, quand ces affreuses palissades défigurant une des plus belles avenues du pays seront enfin enlevées?

• Pandore

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