Dette intérieure: Plus de 400 milliards de créances

Dette intérieure: Plus de 400 milliards de créances

C’est ce que souligne la Trésorerie générale dans ses dernières statistiques. Le dixième mois de l’année a également été marqué par un besoin de financement de 46,3 milliards de dirhams et d’un flux net positif de 6,8 milliards de dirhams. Ceci a nécessité un recours au financement intérieur pour un montant de 39,5 milliards de dirhams.

«Ce montant résulte du recours au marché des adjudications pour 5,8 milliards de dirhams, d’une hausse de dépôts au Trésor de 11,7 milliards de dirhams ainsi que de la reconstitution des disponibilités du Trésor auprès de la banque centrale pour 974 millions de dirhams», explique la Trésorerie générale dans sa publication.

La dette intérieure s’est élevée pour sa part à 420,6 milliards de dirhams, en hausse de 1,5% par rapport à son niveau à fin décembre 2013. Une créance qui s’explique essentiellement par le recours du Trésor au marché des adjudications pour un montant de 11,7 milliards de dirhams et de remboursement pour 83,9 milliards de dirhams. Les dépôts au Trésor ont également grimpé atteignant ainsi à fin octobre les 54,5 milliards de dirhams, soit un additionnel de 11,7 milliards de dirhams par rapport à leur niveau à fin décembre 2013.

Nette amélioration des recettes fiscales

165,2 milliards de dirhams, telles sont les recettes collectées à fin octobre 2014. Ce montant s’est amélioré de 2,3 milliards de dirhams à fin octobre 2013, soit une progression de 1,4%. Une évolution qui reste tributaire des hausses des impôts directs, des droits de douane, des impôts indirects, des droits d’enregistrement et de timbre. Les recettes fiscales ont connu une progression de 3,5% atteignant à fin octobre les 146 milliards de dirhams. Une amélioration tirée principalement par le comportement positif des recettes douanières. Ces dernières ont affiché une évolution de 4,3% contre une hausse de 3% de la fiscalité domestique. L’impôt sur le revenu a également enregistré une évolution de 1% passant ainsi de 27,8 milliards de dirhams contre 28,1 milliards de dirhams. D’après la Trésorerie générale, ce montant provient en totalité de l’impôt sur le revenu retenu à la source des salaires. De même, l’impôt sur le revenu prélevé par la direction des dépenses de personnel a grimpé de 1,9% à fin octobre.

Structure des dépenses : Le plus grand lot aux personnels

A fin octobre, les dépenses d’investissement émises ont atteint les 39,2 milliards de dirhams, en progression de 8,4%. De même, les dépenses émises au titre du budget général se sont établies à 252,4 milliards de dirhams grimpant ainsi de 11,7% par rapport au même mois de l’année précédente.

Une amélioration expliquée par «la diminution de 0,3% des dépenses de fonctionnement, conjuguée à une hausse de 8,4% des dépenses d’investissement et de 77,7% des charges de la dette budgétisée». Par structure, les dépenses du personnel détiennent la plus grande part, soit un ratio de 38,7%, suivies des dépenses de matériel (20,4%), les dépenses d’investissement (18%), les dépenses de compensation (13,4%) et les intérêts (9,5%).

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