Dettes : le Maroc améliore sa note

L’agence de notation Standard & Poor’s a procédé, lundi 26 mars, au relèvement de la perspective de la note attribuée au Maroc pour sa dette à long terme en devises de «stable» à «positive».
«Ce relèvement de perspective intervient après le rehaussement d’un cran de la note de BB à BB+ effectué en 2005», indique un communiqué du ministère des Finances et de la Privatisation parvenu hier mercredi à la MAP.
Il reflète «l’amélioration des prévisions de croissance au Maroc ainsi que le renforcement continu de ses indicateurs extérieurs et budgétaires», précise Standard & Poor’s, citée par le communiqué.
L’agence, ajoute le texte, note qu’elle «s’attend à ce que la soutenabilité des finances publiques soit maintenue à long terme et que les efforts engagés en matière de réformes économiques soient poursuivis, efforts jugés indispensables pour permettre aux indicateurs de déficit et de dette de converger vers les niveaux médians des pays notés en catégorie d’“investment garde“».
Dans son rapport, Standard & Poor’s souligne que «l’amélioration de la situation extérieure s’est poursuivie au cours des dernières années et ce, malgré l’impact négatif des prix du pétrole sur la balance commerciale», estimant que «la balance des transactions courantes devrait demeurer excédentaire jusqu’en 2009 grâce notamment aux transferts des MRE, au tourisme et à une forte demande pour les produits destinés à l’exportation».
Quant aux investissements directs à l’étranger, ils devraient, selon l’agence, «continuer à être soutenus à travers la libéralisation accrue des échanges avec l’extérieur, l’important programme en matière d’infrastructures ainsi qu’à travers le climat général de plus en plus favorable aux affaires».
S’agissant des finances publiques, Standard & Poor’s précise que le Maroc a poursuivi en 2006 son effort d’ajustement budgétaire grâce à «l’amélioration des recettes fiscales et à un rythme de dépenses plus modeste», tablant sur une amélioration graduelle des performances budgétaire du Maroc d’ici 2008, grâce notamment aux «effets des mesures mises en place par le gouvernement au cours des dernières années, tels que l’amélioration du recouvrement des impôts, la réduction des subventions et les départs volontaires à la retraite».
L’agence souligne également «l’amélioration de l’environnement macro-économique en 2006 grâce à la croissance du PIB réel estimée à 8,1% et aux anticipations d’une croissance d’au moins 5% dans les trois prochaines années sous l’impulsion de la diversification économique et des programmes d’investissement de grande envergure en cours de réalisation». En revanche, Standard & Poor’s relève que «les indicateurs socio-économiques continuent de contraindre la note du Maroc en comparaison avec les pays notés en catégorie d’“Investment grade“», faisant remarquer que «les premiers résultats atteints par le pays, dans ce cadre, sont encourageants mais les efforts doivent être maintenus pour réduire durablement la pauvreté et le chômage».
Et de conclure que «la poursuite des politiques économiques actuelles qui se traduirait par le renforcement des indicateurs économiques, financiers et sociaux pourrait conduire à une hausse de la note dans les deux prochaines années et permettre ainsi au Maroc d’accéder à la catégorie d’“Investment grade“».

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