Deux poids lourds se réconcilient

L’affaire qui a secoué pendant un bout de temps le milieu hôtelier cette année, s’est soldée par une «fin heureuse». La séparation qualifiée d’inéluctable entre la chaîne internationale Méridien, société gestionnaire des établissements de la Tour Hassan, du Berbère Palace et des Mérinides, appartenant au groupe KTH-KTI n’a pas finalement eu lieu. Du moins, si l’on en juge par les propos du communiqué, diffusé hier par les deux parties. Pour couper court aux mauvaises langues, le Méridien et KTH-KTI indiquent «qu’ils ont convenu d’un commun accord de donner une dimension nouvelle à leur partenariat ». Les deux parties soulignent que «leurs relations sont régies depuis 1998 par des contrats de gestion pour compte, qui ont permis aux hôtels KTH/KTI de hisser la qualité de leurs prestations au niveau des normes et des standards Méridien». Le communiqué précise par ailleurs que «la collaboration entre KTH-KTI et le Méridien se poursuivrait sous la forme d’une assistance commerciale». Nous avons contacté les présidents du Méridien Maghreb et de KTH pour avoir de plus amples informations sur cet accord mais sans succès. L’accord convenu entre les deux parties est salué par plusieurs professionnels du tourisme. « S’il y a eu divorce entre les deux entités, l’image du secteur allait prendre un sérieux revers», préviennent certains d’entre eux. Mais comment KTH et le Méridien en sont arrivés là ? Sur cette question, les interprétations sont partagées. Dans le milieu de l’hôtellerie, on a laissé entendre que les réalisations du Méridien n’étaient pas conformes à ses engagements, notamment en matière de chiffre d’affaires et résultat brut d’exploitation. A ce propos, la position du Méridien est claire. La chaîne hôtelière a crié sur les toits, chiffres à l’appui, qu’elle a réalisé des performances. «Cela est valable pour l’ensemble des indicateurs», confie un responsable du Méridien. Les arguments avancés par la chaîne hôtelière veulent mettre fin aux rumeurs selon lesquelles elle n’a pas pu concrétiser ses prévisions. Plusieurs professionnels reprochent à la chaîne de ne pas s’impliquer dans des projets d’investissement au Maroc. Il faut reconnaître que si le Méridien perd les trois établissements de KTH, il serait dans une situation critique sur le marché marocain par rapport à ses concurrents internationaux », jugent plusieurs hôteliers.

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