Deuxième licence du Fixe, une nouvelle étape de la liberalisation des Télécoms au Maroc

Méditelecom (ou Méditel), qui est présent au Maroc depuis 1999 comme second opérateur de téléphonie mobile, se positionne désormais sur les deux grands marchés du fixe et du mobile, ouvrant au consommateur marocain une nouvelle ère  où il profitera d’un second choix tant en offres technologiques qu’en offres de prix.
L’adjudicataire, dont l’actionnaire principal est l’espagnol Telefonica, a emporté la nouvelle licence en offrant un montant de 75 millions de dirhams contre 50 millions DHs offerts par le seul autre soumissionnaire Maroc Connect.
Mais le Directeur général de l’ANRT (Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications), M. Mohamed Benchaaboun, a tenu à préciser, lors d’une conférence de presse mardi à Rabat, que l’offre financière n’avait pas été la plus déterminante dans l’évaluation de la soumission, puisqu’elle se réduit à seulement 35 pc de la note globale, le reste portant sur les offres techniques.
A travers la libéralisation, c’est ainsi la modernisation du secteur qui sous-tend l’effort conduit par l’ANRT en matière d’amélioration de la législation et d’attraction des investisseurs. Sans atteindre les taux de croissance qu’enregistre le téléphone mobile, le fixe intéresse en premier lieu  un monde de l’entreprise en pleine expansion au Maroc, avec en particulier des besoins sans cesse croissants en connexion à Internet et en transferts de données.
L’ouverture des plis le 20 juin dernier n’avait pas permis de choisir un adjudicataire pour les quatre services que proposait le cahier de charge, à savoir un lot pour la téléphonie fixe locale à opérer sur trois zones, un second lot de téléphonie fixe mais avec une mobilité restreinte (réception sur un rayon de 35 kms autour du point de résidence), un troisième pour les communications au niveau national et un quatrième pour l’international. L’offre  de Méditel, bien que la plus intéressante, n’incluait pas le deuxième lot dit avec "mobilité restreinte" et celui-ci fera bientôt l’objet d’une nouvelle adjudication où les deux autres soumissionnaires, Maroc Connect et ORASCOM, resteront en lice.
Ainsi la dynamique que connaît le marché marocain des télécommunications se poursuit-elle sous l’égide de l’ANRT. Dans ce contexte, l’Agence qui met en oeuvre un programme de libéralisation d’ici 2008, ne manque pas de rappeler que pour les dix années à venir, le marché pourra enregistrer plus de 3 millions de lignes fixes supplémentaires, 7 millions de lignes mobiles et plus de 500.000 nouveaux abonnés à Internet. Les études font état, pour la période indiquée, de 15 milliards DHs de revenus pour les réseaux fixes, et de 20 milliards pour les mobiles.
L’attribution de la deuxième licence du téléphone fixe ne manquera pas de booster le marché sous le coup de la concurrence. Après une mauvaise passe en 2001 et 2002 consécutive au boom du mobile, le secteur a renoué avec la réussite en 2003 grâce à Internet et un certain effort d’innovation commerciale de la part de Maroc Telecom monopoliste à ce jour. Ce parc, selon des données fournies par l’ANRT, s’est ainsi situé à 1,339 million d’abonnés à avril 2005 contre 1,21 million à fin 2003.
En ce qui concerne Internet, le nombre d’abonnés a dépassé le seuil de 145.000 à avirl 2005, soit 140 pc de plus depuis décembre 2003. Le lancement de l’ADSL à cette date là, a vite changé la structure du parc Internet. Le parc  des abonnés ADSL est en effet passé de 2712 abonnés à fin 2003 à 109.232 abonnés à avril 2005, soit un véritable de boom de +3900 pc. Du coup, le connexion à bas débit a enregistré une régression de 36 pc entre les deux dates.
Enfin la parc mobile a quadruplé entre 2000 et début 2005, passant de 2,5 millions d’abonnés çà près de 10,3 millions d’abonnés en avril 2005. Le taux de pénétration a ainsi atteint plus de 34,5 pc, plaçant le Maroc a la tête des pays de la érgion en matière de téléphonie mobile.

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