Deuxième sommet des élus locaux et régionaux en marge de la COP22: Les villes sont les moteurs de croissance

Deuxième sommet des élus locaux et régionaux en marge de la COP22: Les villes sont les moteurs de croissance

Les élus locaux  sont les véritables acteurs de la mutation durable des territoires, c’est la conviction portée haut et fort par les élus locaux et régionaux présents en masse lors du deuxième sommet organisé par l’Association marocaine des présidents des conseils communaux (AMP) et l’Association des régions du Maroc (ARM) en partenariat avec l’ensemble des grands réseaux internationaux de gouvernements locaux et régionaux et d’autres coalitions engagées dans les enjeux de la finance et du climat.

Le ton est donné par le discours d’ouverture de cet événement prononcé par Driss El yazami au nom de Salaheddine Mezouar, président de la Cop22. Si la cop22 est celle de l’action, les élus locaux sont conscients que la balle est dans leur camp lorsqu’il s’agit d’appliquer au niveau territorial l’Accord de Paris.

Les villes sont les moteurs de croissance au monde. Les 600 plus grandes villes produisent plus de 60%  de la richesse du monde, et les villes du Sud, en particulier africaines, sont les lieux de la production de la richesse africaine. A l’échelle mondiale les villes représentent 70% des émissions de CO2 mondiales mais les villes africaines sont les victimes les plus exposées aux changements climatiques. Ce qui implique une coopération entre pays développés et pays du Sud  mais également entre pays du Sud  pour promouvoir le développement durable des villes et des régions est essentiel selon le président de la cop. Il faut améliorer l’accès au financement et faciliter l’orientation des flux financiers vers les territoires et les régions mais il est également important que la responsabilité des acteurs territoriaux crée un environnement propice à la décision.

Le Maroc a quatre priorités qu’il a mises en avant durant ce sommet, d’abord le renforcement  du champ d’actions des collectivités territoriales  à travers la mise en œuvre  de modèle de gouvernance  adaptée, de projets structurants  et de programme climatique ambitieux ainsi que la mise en place d’infrastructures appropriées. Ensuite l’identification d’opportunité partenariale  à fort potentiel  et la mobilisation des ressources  y compris de sources innovantes. Il y a aussi la mise en place dans le cadre d’une démarche participative d’une plate-forme de projets et programmes en faveur du climat  soutenus par des fonds dédiés.

De même, la promotion de coopération décentralisée, impliquant des acteurs du Nord et du Sud. Le but est d’aboutir à des recommandations orientées vers l’action  et favoriseront des partenariats  renouvelés, élargis et renforcés.

Pour Mohand Laenser, président de l’association des régions du Maroc, «les régions sont aujourd’hui en train de préparer  leur stratégie régionale sur le climat et l’énergie, c’est-à-dire effectivement comment faire face à  ces changements climatiques. Après il faudra l’appliquer au niveau des communes  et des villes parce qu’il faut adapter toute cette stratégie et tout cela ne peut s’appliquer sans la sensibilisation de la population. Aujourd’hui la question de l’environnement doit impliquer le citoyen. Il y a également le problème de formation  des agents, les chargés de mission climat qui doivent être formés et couvrir toutes les régions parce que le métier de faire passer le message  aux populations n’est pas facile. Il faut faire amener les banquiers et les opérateurs économiques à réfléchir en partenariat avec les régions et à réfléchir climat par le biais de partenariat, de dialogue et de la sensibilisation».

Leila Ouchagour

(Journaliste stagiaire)

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