Développement agricole : Création d’une agence spécialisée

Pour exécuter le «Plan Maroc Vert» (PMV), une agence sera créée spécialement pour mettre en œuvre ce programme de relance de l’agriculture marocaine. Il s’agit de l’Agence de développement agricole (ADA). «Vous savez, le véritable défi de cette stratégie, une fois la vision stratégique définie, réside cependant dans son exécution sur le terrain. Il faut donc recourir à de nouveaux moyens et de nouvelles méthodes», a annoncé Aziz Akhannouch, ministre de l’Agriculture et de la Pêche maritime, lors des premières Assises de l’agriculture, mardi 22 avril, à Meknès. En fait, l’Agence de développement agricole se veut un «renouveau des instruments de l’Etat» et le «bras armé» du PMV.
Cette nouvelle entité sera chargée de trois missions principales. De prime abord, il y a la gestion du PMV avec une impulsion des initiatives de ce plan annoncé par M. Akhannouch, à la veille du lancement de la troisième édition du Salon international de l’agriculture au Maroc (SIAM).  Il est aussi question de veille stratégique et de renouvellement de l’offre Maroc en fonction du développement du «Plan Maroc Vert» et de la réaction des agrégateurs (Voir encadré) et des investisseurs privés et publics. La gestion de ce plan comprend également le suivi de son implémentation avec établissement de tableaux de bord sur la base d’objectifs clairement définis par les départements ministériels concernés.
La deuxième mission de cette nouvelle agence consiste en la gestion des partenariats avec les investisseurs institutionnels et sociaux.
En effet, les membres de l’ADA prospecteront des investisseurs privés et sociaux potentiels, aussi bien au niveau national qu’international. «En plus des grands groupes marocains et étrangers, il y a des bailleurs de fonds comme la Gates Foundations qui est prête à financer des projets à une seule condition qu’ils soient bien ficelés !», selon une source bien informée.
La troisième mission de l’Agence de développement agricole est relative à l’intermédiation et au lancement de projets concrets.
Ainsi, l’Agence devra identifier 1.000 à 1.500 projets des deux piliers de la nouvelle stratégie agricole marocaine, et ce sur l’ensemble du territoire et des filières. Elle sera aussi chargée de gérer les appels d’offres lancés pour les agrégateurs et les bailleurs de fonds, mais aussi pour les opérateurs sociaux. Et ce en plus du suivi de la mise en place effective des projets sur le terrain. Chapeautée par un comité de pilotage interministériel, cette agence sera dotée de deux pôles. Le premier sera focalisé sur le développement accéléré de l’agriculture à forte valeur ajoutée et à forte productivité. Tandis que, le deuxième pôle est axé sur la mise à niveau solidaire de la petite agriculture couplée à l’investissement social et à lutte contre la pauvreté rurale. La mise en place effective de l’ADA doit passer d’abord par un circuit judiciaire. Vu l’urgence de la réforme du secteur agricole, cette Agence devrait voir le jour dans les prochains mois.


La voie de l’agrégation


Le modèle de l’agrégation prôné par le «Plan Maroc Vert» offre une double opportunité :
1) Pour  l’agriculteur, il a le libre choix  de travailler avec l’un ou l’autre des agrégateurs présents sur un périmètre donné, ou même de ne pas choisir l’agrégation. Chose qui permet une multiplication des opportunités de développement.
2) Pour l’agrégateur, l’agrégation permet de dépasser le problème du foncier, le périmètre d’agrégation étant constitué d’une ferme qu’il exploite en propre et d’un périmètre exploité par leurs propriétaires, dont il agrège la production.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *