Développement agricole : Une bonne dynamique s’opère dans l’Oriental

Développement agricole : Une bonne dynamique s’opère dans l’Oriental

Les projets agricoles fusent dans l’Oriental. La région connaît en effet une bonne dynamique agricole. Un grand chantier agricole est ouvert dans différentes localités de la région touchant ainsi différentes filières du secteur.

La présence de Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, a été une occasion de s’arrêter sur les différents projets engagés dans le cadre du Plan Maroc Vert. Le premier projet concerne la reconversion collective du périmètre du Garet, dont la superficie s’étend sur 13.500 hectares. Inscrit dans le cadre du programme national d’économie d’eau en irrigation (PNEEI), ce projet situé au niveau de la commune de Tiztoutine porte sur un coût global de 461 millions de dirhams. Il devrait permettre à terme d’économiser près de 28 millions de mètres cubes par an et d’augmenter la productivité de 20 à 50%. Le ministre a également visité une exploitation de production de raisin de table. Etendue sur une superficie de 37 hectares, cette exploitation dispose de deux bassins d’accumulations d’eau d’une capacité totale de 155.000 mètres cubes. Elle permettra ainsi de générer près de 7.000 journées de travail/an. Au niveau de la province de Driouch, le ministre s’est enquis de l’état d’avancement du programme de développement de la filière de l’olivier au niveau de l’Oriental. La région dispose actuellement de 118.000 hectares d’oliviers avec une production importante de 190.000 tonnes et 357 unités de trituration d’une capacité de 45.500 tonnes par an. Le Plan Maroc Vert a accordé une attention particulière au développement de la filière de l’olivier dans la région.

L’Oriental compte à cet effet 33 projets d’un coût global de 670 millions de dirhams. Ces projets, couvrant une superficie de 43.860 hectares, profitent à 19.100 bénéficiaires. Il est à noter que 9 projets ont été lancés au niveau de la province de Driouch d’une superficie globale de 19.840 hectares. Ces projets dont le coût s’élève à 291 millions de dirhams bénéficient à 8.120 agriculteurs et 25 organisations professionnelles. Ce programme améliorera à terme la productivité des olives (2 tonnes par hectare). Il assurera une production de 40.000 tonnes d’olives et 5.500 tonnes d’huile d’olive. Ce programme contribuera, en outre, à l’amélioration du revenu des agriculteurs ainsi que la création de 344.000 journées de travail additionnelles. Le ministre a également visité un projet de reconversion des céréales en olivier qui profitera à 1.166 agriculteurs. Ce projet qui s’étend sur une superficie de 2.600 hectares porte sur un coût global de 38 millions de dirhams. Il s’agit d’un projet qui comprend en plus de la plantation d’olivier la création de 8 unités modernes de trituration. Il contribuera en effet à l’amélioration de la productivité à 2 tonnes par hectare ainsi que la création de 45.000 journées de travail supplémentaires. Aziz Akhannouch s’est également rendu à Beni Sidel Louta (province de Nador) où il a pu s’arrêter sur l’état d’avancement du programme de développement de l’olivier au niveau de la province. Pour un coût global de 80 millions de dirhams, ce programme concerne une superficie de 5.720 hectares et profitera à 2.040 bénéficiaires et 7 organisations professionnelles. A ce jour, 5.530 hectares d’oliviers ont déjà été plantés, soit 83% cédés aux bénéficiaires. A terme, ce programme permettra en plus de l’amélioration de la productivité de créer près de 99.000 journées de travail supplémentaires ainsi que l’amélioration du revenu des agriculteurs de 1.100 à 12.200 dirhams par hectare et par an. Le ministre a également pris connaissance de l’état d’avancement du projet de reconversion des céréales en oliviers sur une superficie de 2.000 hectares plantée en totalité au profit de 766 agriculteurs.

Outre l’amélioration de la productivité, ce projet améliorera le revenu des agriculteurs de 1.100 à 13.500 dirhams par hectare par an. Il favorisera également la création de 29.000 journées de travail. Aziz Akhannouch a clôturé ses visites par l’unité moderne de trituration d’olives du projet de reconversion dont la réalisation a nécessité une enveloppe budgétaire de 11,5 millions de dirhams. Cette unité qui couvre une superficie de 3.722 hectares est dotée d’une capacité de 2.400 tonnes par an profitant à quatre coopératives de la province.

Les perspectives du secteur discutées par les professionnels

Avant de se rendre dans la région de l’Oriental, Aziz Akhannouch s’est réuni avec les présidents des Chambres d’agriculture du Royaume dont Lahbib Bentaleb, président de la Fédération des chambres agricoles du Maroc. Cette réunion a eu pour objectif de faire le point d’évaluation entamée du Plan Maroc Vert, notamment dans sa dimension développement de filières, chantiers transverses ainsi que sa dimension régionale. L’occasion étant également de discuter et d’échanger autour des perspectives nouvelles du secteur. Lors de cette réunion, le ministre a insisté sur le grand rôle que jouent et sont appelés à jouer à l’avenir les représentants des Chambres d’agriculture dans le développement du secteur.

Le ministre s’est également entretenu avec les interprofessions agricoles qui ont partagé avec la tutelle quelques contraintes rencontrées en la matière. Citons dans ce sens la limite liée aux capacités de stockage frigorifique, au nombre des stations de conditionnement et aux circuits internes de vente ainsi qu’à la commercialisation de manière globale. La question de la commercialisation des agrumes au Maroc et à l’international et l’actualité de la filière agrumicole dans le Royaume ont été au centre de cette rencontre. Le secteur agrumicole a connu cette année un contexte particulier, la production ayant atteint des records dans certaines régions, notamment à Berkane (+25%) et Béni Mellal (+18%). Les précipitations tardives ont entraî3,né un retard au niveau de la maturité des fruits et donc une accumulation du produit, en plus d’une variation de qualité qui s’est reflétée sur les critères exigés à l’export. L’exportation des agrumes connaît cependant un redressement. A titre d’exemple la clémentine exportée a augmenté de 13%. Toutefois, la diversification des marchés demeure impérative pour garantir l’écoulement du produit.

Les professionnels présents à cette réunion ont été appelés à renforcer leurs efforts sur les marchés classiques et à s’orienter vers des marchés à forte demande. Le ministre affirme, dans ce sens, rester engagé sur la voie de la diversification des marchés et la recherche de nouvelles débouchés ainsi que de l’appui à la filière. A l’issue de cette rencontre, il a été décidé de se pencher sur les différentes propositions et idées afin d’aboutir à des recommandations globales dans les prochaines semaines.

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