Développement : Bab Al Bahr, pour dynamiser la vallée du Bouregreg

La région de Rabat a de beaux jours devant elle. Le but étant de la dynamiser du point de vue économique et de la tourner vers l’océan, l’agence pour l’aménagement de la vallée du Bouregreg a été «autorisée à prendre une participation de 50% dans le capital de la société anonyme à créer dénommée Bab Al Bahr», tel qu’annoncé par le dernier Bulletin Officiel n°5566.
Au-delà d’une simple prise de participation, en fait, il s’agit d’une autorisation accordée sur la base de la loi autorisant le transfert d’entreprises publiques au secteur privé. Bab Al Bahr, la société anonyme qui verra le jour suite à cette opération, sera dotée d’un capital initial de 300.000 dirhams.
En termes d’objectifs, la priorité est donnée au «développement durable». La tranche réservée à cette société, étendue sur quelque 70 hectares, offrira à la région de Rabat une panoplie de complexes résidentiels, une cité des arts et des métiers, des hôtels, des résidences touristiques, en plus l’un quartier d’affaires réunissant des plateaux de bureaux et «diverses prestations du secteur tertiaire», cite la même source. À ce projet de taille, l’Agence de développement de la vallée du Bouregreg a choisi un partenaire de taille. Ainsi, pour le développement de la séquence de Bab Al Bahr, l’agence a opté pour le consortium Al Maabre International, représenté pour ses négociations par le célèbre groupe Sourouh, «dont la nature et l’expertise, reconnues, constituent un gage pour la mise en œuvre réussie dudit projet», explique l’agence en question dans sa requête. Dans ce sens, il s’agira pour la future société de mettre au point et veiller sur la réalisation de tous les projets à effectuer, qu’ils soient touristiques, commerciaux, immobiliers ou industriels. Il s’agira, également, pour la société d’offrir «le conseil et l’expertise des ensembles immobiliers et touristiques, la commercialisation et la promotion de biens et d’ensembles touristiques et immobiliers réalisés, l’acquisition, la location, l’échange et la vente de tous terrains, de tous droits ou biens immobiliers», selon la même demande. Sur le registre des perspectives, le business plan de la société est prometteur. Dès la quatrième année, le chiffre d’affaires de Bab Al Bahr devrait atteindre près de 5 milliards de dirhams.
De même, il est prévu que «la société commencera à réaliser un résultat net positif à partir de la même année», est-il annoncé sur ledit document. Par ailleurs, sur les cinq années qui ont été estimées nécessaires pour l’achèvement du projet en question, les taux de rentabilité interne et des fonds propres ont été évalués, respectivement, à 32% et 40%.
Le plus important à souligner étant la valeur ajoutée de ce projet. La création de logements et les infrastructures nouvelles à vocation commerciale, hôtelière, culturelle et de loisirs, aideront sûrement la région à faire de plus grands pas sur son chemin de développement du secteur touristique. Sans oublier les emplois à créer, ce qui est un aspect non négligeable au vu de toutes les composantes qu’il présente.

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