Développement durable et aménagement des territoires vont de pair : Quand les territoires promeuvent la durabilité

Développement durable et aménagement des territoires vont de pair : Quand les territoires promeuvent la durabilité

La sensibilité citoyenne conjuguée à la bonne éducation peuvent aider les services des collectivités à mieux se situer au cœur de la politique urbaine ou territoriale au lieu de les limiter au traitement des thèmes environnementaux et garantir l’épanouissement économique, culturel et social des populations.

La transition durable opérée au niveau mondial engage une reconsidération des défis. Pour asseoir en bonne et due forme la notion de la durabilité, un remodelage économique et social devrait s’opérer en vue de réussir la transition verte. Un enjeu de taille que pourrait affronter la société marocaine et qui impose une adaptation de tous les paradigmes à la transversalité de cette notion. L’impact se mesure au niveau territorial. L’enjeu étant d’identifier de nouvelles tendances à long terme afin d’intégrer les démarches de développement durable dans les projets territoriaux. «Face aux enjeux du changement climatique, l’impact de l’épuisement des ressources naturelles non renouvelables, les territoires cherchent à fournir des réponses plus concrètes aux permutations considérables des comportements, l’activité, la nature du développement et l’action publique à toutes les échelles territoriales», explique Fatima-Zahrae Benjelloul, consultante en management, RSE et développement durable.

Au Maroc, développement durable et aménagement des territoires vont de pair.  Le Royaume a placé la problématique environnementale au cœur de sa vision socio-économique. Un engagement qui se traduit sur le plan législatif, institutionnel et exécutif. Citons à titre d’exemple la construction des villes vertes, l’engagement du pays contre le changement climatique et le renforcement de l’étude d’impact sur l’environnement (EIE). A cela s’ajoutent les avancées du Maroc en termes d’énergies renouvelables qui illustrent clairement la réussite de l’approche durable. «Malgré les efforts remarquables fournis par les secteurs public et privé au Maroc dans leur démarche soutenable, la réalisation et la mise en place de ces projets restent un peu timides.

Des difficultés financières ou parfois culturelles ralentissent le développement et la mise en œuvre de ces projets, et mènent à redéfinir les priorités. De même, l’insuffisance de profils qualifiés et de compétences en recherches en développement en dynamiques des territoires freine cet élan», note Fatima-Zahrae Benjelloul qui reste toutefois optimiste quant à la capacité du Maroc à relever ce défi. L’experte plaide également pour une bonne définition du développement durable qui est souvent répertorié dans la rubrique «environnement».

«On a toujours tendance à oublier les trois piliers du développement durable. Il faut compléter le schéma traditionnel avec d’autres piliers, comme la démocratie participative ou gouvernance, la culture et l’éducation», explique-t-elle. Se référant à Fatima-Zahrae Benjelloul, la sensibilité citoyenne conjuguée à la bonne éducation peuvent aider les services des collectivités à mieux se situer au cœur de la politique urbaine ou territoriale au lieu de les limiter au traitement des thèmes environnementaux et garantir l’épanouissement économique, culturel et social des populations.

La montée en puissance des organisations non gouvernementales et l’engagement RSE des acteurs privés peuvent également insuffler une bonne dynamique dans ce sens.  De même, renforcer le partenariat avec les pays leaders dans le domaine du développement durable est de mise. Le Maroc pourrait ainsi s’inspirer des approches engagées et ce à travers un partage d’expertises et de compétences avec les pays leaders dans ce segment.

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