Développement durable: Les profils verts émergent

Développement durable: Les profils verts émergent

Au moment où la notion de la croissance verte émerge dans l’écosystème national, les décideurs se penchent sur une composante majeure, à savoir l’emploi vert ou l’emploi durable.

Certes, les appellations diffèrent, mais elles convergent toutes vers de nouveaux corps de métier qui façonneront l’environnement entrepreneurial du Maroc. Il s’agit, donc, de petits emplois à fort impact social ou économique.

Ces dimensions reflètent clairement la transversalité de la «durabilité», touchant ainsi plus d’un domaine d’activité. C’est dans cette optique que la CGEM a orienté son débat, renouvelant le pacte de la Green Growth Academy. Après une édition réussie, la commission économie verte de la Confédération patronale a choisi de mettre en relief les métiers verts innovants au Maroc tout en soulignant la vision globale des partenaires en termes d’accompagnement ainsi que le rôle des universités et écoles dans la formation des profils verts. «Nous sommes dans un schéma économique où les métiers verts peuvent jouer un rôle prépondérant. Ils sont, par ailleurs, susceptibles de se positionner en tant que troisième économie nationale», révèle à ALM Said Mouline, président à la fois de la commission économie verte de la CGEM et du Centre marocain de production, en marge de la rencontre tenue mardi 17 mars à Casablanca.

M. Mouline a, par ailleurs, souligné qu’il est temps de mettre en relief les efforts consentis en partageant les success-storie de jeunes marocains ayant présenté des idées novatrices dans ce domaine. «L’approche de la CGEM est, en effet, de montrer la pertinence de ces métiers et de mettre en place en partenariat avec les instances gouvernementales des structures adaptées pour valoriser la croissance verte au Maroc», explique M. Mouline.

Selon les intervenants, le Maroc dispose d’un énorme potentiel à développer dans les emplois verts non seulement pour assurer une bonne intégration industrielle ou une adéquation entre formation et emploi mais aussi pour la promotion des TPME et PME.

«L’État et la CGEM sont de plus en plus appelés à assurer un accompagnement fort pour converger les orientations et les mécanismes de toutes les entreprises dans le domaine du développement durable. Cette notion, qui est actuellement une barrière douanière vis-à-vis de l’Europe et des États-Unis, le sera également pour l’Afrique», nous explique Abderrahim Ksiri, membre du Conseil économique, social et environnemental.

M. Ksiri a également estimé que le Maroc doit prendre son élan pour entamer la course vers la croissance verte, et ce en diversifiant les domaines et en saisissant les opportunités vertes offertes par le continent africain. Le Maroc se pose également des objectifs bien précis pour promouvoir les profils verts dans son paysage économique.

A l’horizon 2020, 15.000 emplois devraient être créés dans le secteur des énergies renouvelables, contre 35.000 dans l’efficacité énergétique, 50.000 dans le secteur des forêts, 10.000 dans le secteur de l’assainissement liquide et 11.000 dans les filières de gestion de déchets solides.

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