Développement humain : le Maroc à la traîne

Développement humain : le Maroc à la traîne

Le PNUD est formel : le Maroc vient de faire un pas de plus vers le bien-être. Derrière le Tadjikistan et juste devant le Gabon, le Maroc avance lentement mais sûrement vers cet idéal qualitatif de développement. Dans le tout dernier classement des pays selon l’Indicateur du développement humain (IDH), établi par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), le Maroc a gagné un seul point. De la 124 ème place l’année dernière, il est aujourd’hui au 123ème rang dans ce classement mondial.
Cet indicateur permet d’évaluer le bien-être dans une acceptation élargie au-delà du PIB. Au PNUD, on note que l’IDH est un indicateur de mesure composite faisant intervenir trois dimensions du développement humain. Il s’agit de la longévité et la santé concernant l’espérance de vie, l’instruction relative à l’alphabétisation et à la scolarisation ainsi qu’à un niveau de vie décent mesuré par le revenu en parité de pouvoir d’achat (PPA).  
«Cet indicateur ne prétend nullement mesurer de manière exhaustive le développement humain. Il n’inclut pas, par exemple, d’indicateurs importants tels que le respect des droits de l’Homme, la démocratie et l’égalité. Ce qu’il fournit, c’est une grille de lecture élargie pour l’examen du progrès humain et de la relation complexe entre revenu et bien-être», explique-t-on dans ce rapport.
Les Marocaines et les Marocains ont donc progressé d’un pas vers le bien-être, mais restent loin derrière des pays arabes comme la Tunisie, la Libye, Oman et l’Arabie Saoudite. Et ce sont les Bahreïnis qui vivent le plus dans le confort puisqu’ils devancent tous les pays arabes et occupent la 39ème place dans ce palmarès. 
En montrant ces disparités concernat la répartition des richesses à travers le monde (Voir encadré), les analyses du PNUD épinglent les «chantres» de la mondialisation qui font l’apologie du «village global». «Lorsque l’on scrute à travers la lentille du développement humain, notre «village global» paraît profondément divisé entre les rues des nantis et celles des laissés-pour-compte», affirment-ils.
Pour démontrer que le fossé entre pays riches et pays pauvres ne cesse de se creuser, ils ajoutent qu’en termes de développement humain, «le Norvégien moyen et le ressortissant moyen de pays comme le Niger n’habitent manifestement pas le même quartier de ce village ! ». En fait, fidèles à leur place, la Norvège est toujours en tête de cette liste, tandis que le Niger est le dernier du classement. Les Norvégiens sont plus de 40 fois plus riches que les Nigériens.


 Les 500 personnes les plus riches


Les 500 individus les plus riches de la planète se partagent un revenu de plus de 100 milliards de dollars, selon le rapport 2006 du PNUD qui précise que ce chiffre ne prend pas en compte le patrimoine d’actifs. Cela dépasse les revenus cumulés des 416 millions de personnes les plus pauvres du monde. L’accumulation de richesse au sommet de la pyramide mondiale de répartition des revenus a été plus frappante que la réduction de la pauvreté à sa base, soulignent les rédacteurs de ce rapport. Parvenir à une plus grande équité dans la distribution des revenus sera donc l’une des clés pour mettre à portée de main les objectifs fixés pour 2015 en matière d’éradication de la pauvreté.

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