Développement : Pour un modèle économiquement vert !

Développement : Pour un modèle économiquement vert !

Le Maroc a entamé depuis quelques mois une profonde réflexion sur son modèle économique. Une réflexion qui devra bien évidemment déboucher sur un nouveau départ pour ce modèle tout en plaçant le développement durable et la préservation de l’environnement en tête des priorités. Il faut dire que l’évolution vers une économie verte et le souci environnemental figurent en bonne place dans les orientations stratégiques du pays. C’est dans ce sens que le Maroc a accueilli la COP22. La Conférence de Marrakech qui a eu lieu du 7 au 18 novembre 2016 fut la 22e conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Au cours de cet événement planétaire, le Maroc a mis en avant ses engagements pour l’environnement à l’échelle nationale mais également continentale. Dans ce sens et en marge de la tenue de la COP22, l’Africa Action Summit 16 a réuni une trentaine de chefs d’Etat africains. Ce sommet portait essentiellement sur les négociations sur le climat en raison de la vulnérabilité du continent menacé par le réchauffement climatique. La COP22 a été surtout marquée par un discours royal. «Notre pays compte parmi les premiers Etats à avoir contribué à l’émergence d’une prise de conscience mondiale quant au changement climatique, et ce, depuis Ma participation, en 1992, au Sommet de la terre de Rio, où, en Ma qualité de Prince Héritier à l’époque, J’ai conduit la délégation du Maroc. Aujourd’hui, la Conférence de Marrakech constitue un tournant décisif dans le processus de mise en œuvre de l’Accord historique de Paris», avait indiqué SM Mohammed VI précisant que «le coût de l’attentisme et le manquement à l’impératif d’affronter le changement climatique et ses effets, auront des conséquences graves, mettant en péril la sécurité et la stabilité et induisant l’extension des foyers de tension et des crises à travers le monde».

L’engagement royal en faveur de la cause environnementale fait du Maroc un pays leader, notamment sur le plan des investissements. Le Royaume dispose en effet, de la plus grande centrale solaire au monde. De même, la part des renouvelables dans le mix électrique national a atteint 34% à fin 2017. L’ambition du Maroc est de porter ce taux à 42% à l’horizon 2020. Ces projets concrets démontrent l’orientation irréversible du Maroc en faveur de la promotion du développement durable et de l’économie verte. Pour le directeur général de l’Agence marocaine pour l’efficacité énergétique (AMEE), Said Mouline, il s’agit «d’une orientation nationale portée par les pouvoirs publics au plus haut sommet de l’Etat. L’esprit de la préservation de l’environnement est présent dans la Constitution du Maroc, doté également d’une charte nationale pour l’environnement. Le souci environnemental et la promotion de l’économie verte existent dans le secteur public comme dans le privé puisque la CGEM compte une commission spéciale dédiée à l’économie verte». «Loin d’être un luxe, l’économie verte est aujourd’hui non seulement une source d’économies mais elle est également une opportunité créatrice d’emplois», poursuit M. Mouline annonçant la mise en place d’un contrat programme entre l’AMEE, le gouvernement et les Régions. «Il y a un volet régional très important dans cette démarche puisque le concept de l’économie verte peut s’appliquer à toutes les régions qui vont prendre compte de cette démarche, notamment lors de la construction des bâtiments et dans les secteurs industriels. L’autre volet important concerne l’aspect réglementaire. L’économie verte peut se développer lorsqu’il y a un cadre réglementaire adéquat», conclut le directeur général de l’AMEE.

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