Difficulté à préciser un mécanisme anti-crise

Difficulté à préciser un mécanisme anti-crise

À nouveau réunis à Bruxelles, les ministres des Finances des pays de la monnaie unique ont également soutenu la proposition de la Commission européenne d’organiser au premier semestre de chaque année un examen contradictoire des projets de budgets nationaux et ont estimé que la réduction des déficits publics ne devrait pas se faire au détriment de la croissance. «En ce qui concerne le mécanisme européen de stabilité financière, nous en avons discuté les principes et les paramètres (…) afin que les travaux techniques puissent être conclus prochainement», a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn. «Nous en avons discuté la mise en œuvre pratique (…) Si un pays veut avoir recours à ce programme, il devra avoir le même type de conditions financières que celles de la Grèce», a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse. En coulisses, comme le week-end dernier, deux visions se sont affrontées : la vision allemande, appuyée notamment par les Pays-Bas, d’un mécanisme activé par les Parlements nationaux au cas par cas et celle française d’un dispositif permanent. «Cela a été assez laborieux», a dit la ministre française de l’Economie et des Finances, Christine Lagarde, qui a précisé que le mode de fonctionnement et le plafond total du «European Financial Stability Fund» avaient été au cœur du débat. Les 16 Etats de la zone euro seront actionnaires de cette nouvelle structure, la Commission agira en qualité d’observateur et la Banque européenne d’investissement prêtera un soutien administratif, a-t-elle dit. Plus tôt dans la journée, l’Allemagne avait insisté sur la nécessité pour l’Europe de s’attaquer à la réduction des déficits et la réforme du pacte de stabilité après s’être donnée de l’air avec le plan de 750 milliards d’euros mis sur la table la semaine dernière. Berlin a annoncé préparer des propositions afin de se prémunir contre d’autres crises de la dette et des journaux ont laissé entendre qu’il pourrait s’agir d’un mécanisme de «frein à la dette» similaire à celui inscrit l’an dernier dans la Constitution allemande.

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