Doing Business 2011 : Le Maroc maintient son rang

Doing Business 2011 : Le Maroc maintient son rang

En dépit de la conjoncture économique difficile, le Maroc a maintenu son classement au 114ème rang dans le rapport du Doing Business 2011. Ce rapport publié par la Banque mondiale et dont les données ont été actualisées au 1er juin 2010, met à la disposition des investisseurs des indicateurs destinés à identifier les réformes qui ont porté leurs fruits et la raison de la mise en œuvre de ces réformes. Dans ce sens, le Maroc a été répertorié parmi les pays ayant renforcé la protection des investisseurs en 2009-2010. Il s’agit du décret émis par le Royaume renforçant ses mesures de protection des investisseurs en exigeant une plus grande divulgation d’informations par les entreprises dans leurs rapports annuels. Ce décret avait pour but de clarifier l’interprétation du droit commercial concernant le type d’information à inclure dans le rapport du vérificateur indépendant qui examine les transactions entre parties apparentées. Cette réforme a valu au Maroc une amélioration d’un point de la note attribuée par l’indice de divulgation de l’information. Sur un autre volet, le rapport revient sur la réduction ou l’élimination de l’obligation de capital minimum versé dans un certain nombre de pays qui a été suivie par une forte hausse des nouvelles inscriptions. Il cite le Royaume en exemple, «au Maroc, une diminution des frais de 30.000 à 1.000 dirhams a permis une augmentation des inscriptions de 40% au cours de l’année suivante. Le Maroc examine actuellement l’abolition de cette obligation. Dans bon nombre des économies qui l’ont abolie, comme l’Égypte et la République du Yémen, les entreprises sont plus susceptibles de déclarer leur capital réel». Par ailleurs, le rapport revient, également, sur les gains en matière d’information sur le crédit au Moyen-Orient et l’Afrique du Nord. Il souligne dans ce cadre que près des trois quarts des économies de la région ont réformé leur système d’information sur le crédit depuis 2005. En effet, la région se classe au deuxième rang en ce qui concerne le nombre de réformes mises en œuvre dans ce domaine, avec 22 réformes adoptées. En effet, en 2005 seules trois économies de la région disposaient d’un registre privé d’information sur le crédit contre sept aujourd’hui. Or, l’étendue de ces registres d’information sur le crédit varie grandement. Sur l’indice de l’étendue de l’information sur le crédit, près de la moitié a obtenu une note de 4 ou plus. Parmi les économies ayant obtenu les meilleures notes figurent le Maroc, l’Égypte, le Liban, l’Arabie Saoudite, la Tunisie et les Émirats Arabes Unis.

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