Doukkala: La betterave génère 2 millions de journées de travail

Doukkala: La betterave génère 2 millions de journées de travail

La sucrerie des Doukkala réserve une enveloppe de 40 MDH à l’environnement. Parmi les premiers résultats de ces investissements l’on retrouve une réduction à hauteur de 86% en termes de consommation de l’eau, la maîtrise des rejets liquides et un bilan carbone répondant aux normes internationales.

Khalid-Safir-wali-casablanca-et-du-gouverneur-Doukkala-betteraveA Doukkala, on peut dire que la betterave constitue désormais un vrai moteur économique au niveau régional. Ici, à Sidi Bennour précisément,  le coup d’envoi de la campagne betteravière a été donné  le 9 avril 2016. Le climat étant favorable, les prémices d’une récolte riche et de qualité sont déjà là.

La sucrerie de Doukkala a été créée en 1969. Depuis cette date, elle se présente comme un acteur important dans le développement économique de la région. Les chiffres en attestent. Si l’on se base sur les données communiquées par la Cosumar, la sucrerie compte près de  20.000 agriculteurs partenaires. Au cours de l’année, l’usine emploie près de 180 personnes permanentes et fait appel à 1.000 autres travailleurs saisonniers lors de la période des campagnes qui s’étalent d’avril à juillet chaque année. Depuis la récolte des betteraves jusqu’à la livraison des plantes au centre de réception de l’usine, le cumul des journées de travail se solde à pas moins de deux millions. «C’est sur plus de 3 mois de campagne que la betterave cultivée sur 21.500 hectares est récoltée et transformée pour produire du sucre blanc commercialisé sous la marque Enmer», précise-t-on auprès de la même source.

En plus de l’accompagnement des agriculteurs sur tout le processus de croissance de la betterave jusqu’à l’arrachage par le comité technique régional, d’autres mesures sont prises pour que la récolte atteigne les objectifs fixés. Des investissements ont ainsi été opérés pour ce qui est de la modernisation du site,  allant de la mise à niveau des installations industrielles à l’insertion de technologies propres tout en passant par l’extension de la capacité de traitement de betterave à  15.000 tonnes par  jour et la rationalisation des consommations énergétiques. Sur ce dernier aspect, le directeur de la sucrerie, Abdeljaouad Slaoui, affirme que le respect de l’écosystème prime dans toutes ses stratégies. «La préoccupation de la sucrerie des Doukkala, à l’image de notre groupe Cosumar, est le respect de notre écosystème. Notre mission en tant qu’entreprise responsable et citoyenne est de collaborer en toute transparence et sincérité avec l’ensemble des parties prenantes. La création et le partage de valeurs font partie prenante de notre stratégie RSE», note-t-il.

En effet, la donne environnementale est fortement présente. En termes d’investissements, la filiale du Groupe Cosumar réserve une enveloppe de 40 millions de dirhams à l’environnement. Parmi les premiers résultats de ces investissements l’on retrouve une réduction à hauteur de 86% en termes de consommation de l’eau, la maîtrise des rejets liquides et un bilan carbone répondant aux normes internationales. S’ajoute à cela la toute récente technique intégrée par  la sucrerie et qui s’avère très économique pour le traitement de ces effluents et l’abattement des odeurs.  En plus de l’impact socio-économique de cette sucrerie qui, rappelons-le, compte près de quatre décennies d’expertise dans l’extraction de sucre de betterave, il y a lieu de noter que la sucrerie a été plusieurs fois récompensée pour ses actions RSE. Affirmant chaque année son ambition de renforcer sa position de moteur de l’économie régionale, l’activité a «contribué à la création d’une soixantaine d’entreprises locales opérant dans différents domaines liés à l’activité de la sucrerie, et a été reconnue pour son engagement en faveur de plusieurs ONG et associations locales», rappelle la même source. Il s’agirait, entre autres, du partenariat avec l’Association «Al Jisr» ainsi que bon nombre d’actions en faveur des meilleurs producteurs de betterave à sucre. Une approche locale et engagée qui lui a valu la certification «management intégré RSE» par l’organisme public Imanor.

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