Doukkala : L’agriculture en mal d’eau

A première lecture, le bilan peut paraître satisfaisant. Le cumul des moyennes des précipitations enregistrées dans la région des Doukkala, depuis le début de la campagne agricole a atteint 277 mm à la date du 15 mars 2002 contre 226 mm lors de la précédente campagne et 265 mm de celle de la moyenne des 37 dernières campagnes. Ce cumul représente 87 % du total des précipitations moyennes d’une année normale. Cependant, les précipitations se sont caractérisées par une répartition marquée par une quasi-absence des pluies en début de campagne et au mois de janvier et une forte concentration en décembre.
En effet, durant les trois premiers mois (septembre-novembre), le cumul des précipitations a à peine atteint 13 mm, soit un déficit de 84% en comparaison avec la moyenne des précipitations enregistrées au cours de la même période des 37 dernières années. Quant aux précipitations enregistrées au cours du seul mois de décembre, elles ont atteint 200 mm. Ce qui représente 73% des précipitations enregistrées depuis le début de la campagne. Il a été observé, par la suite au cours du mois de janvier, une période de sécheresse qui s’est étalée jusqu’à la mi-février et qui fut suivie de précipitations de faibles intensités durant la troisième décade de février et la première décade de mars. Toutefois, les apports enregistrés au niveau du barrage Al Massira n’ont pas connu une amélioration sensible.
Puisque le cumul des apports, depuis le 1er septembre, n’est que de 168 mm3, accusant un déficit de 87% par rapport à la moyenne des apports enregistrés pendant les 32 dernières années et un déficit de 73% en comparaison avec la moyenne des apports observés durant les dernières années. Ceci a affecté le niveau de la réserve d’eau de la retenue du barrage Al Massira qui a atteint à peine 540 mm3 à la date du 15 mars 2002. Soit un taux de remplissage de 19 % contre 38 % enregistré à la même date de la campagne précédente.
Il est à signaler, qu’en raison de ce déficit observé au début de la campagne, la dotation d’eau allouée pour l’irrigation du périmètre des Doukkala, de l’ordre de 320mm, a accusé une diminution de 36 % par rapport à la campagne précédente.
Elle n’a ainsi représenté que 37% des besoins en eau nécessaires pour réaliser un programme normal, vu la nature des cultures pratiquées dans la région. A cet effet, il a été convenu lors de la réunion de la Commission provinciale de l’agriculture d’El-Jadida du 6 Septembre 2001, d’adopter un programme de cultures correspondant à la dotation en eau constituée. Il comprend principalement un programme normal de la betterave à sucre et de fourrages compte tenu des avantages que représentent ces cultures ainsi que la réalisation d’une superficie, très limitée, de céréales. Juste pour la production des semences sélectionnées et la satisfaction en eau d’irrigation des 350 ha des plantations existantes constituées de vigne.

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