Dragage du sable marin : Aziz Rabbah sort de son mutisme

Dragage du sable marin : Aziz Rabbah sort de son mutisme

Suite à la polémique sur l’autorisation de l’exploitation du sable marin dans quatre nouveaux sites, le ministère de l’équipement, du transport et de la logistique (METL) réagit et donne sa version des faits.

Ainsi, le ministère affirme qu’une commission composée du ministère de l’intérieur, du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime et du Haut-Commissariat aux eaux et aux forêts, avait réalisé en 2007 une étude sur l’offre et la demande de sable.

«Cette étude a révélé que les besoins du secteur du BTP en matière de sable étaient de 20 millions de mètres cubes par an. Pour répondre à la demande et protéger les dunes côtières contre le pillage et l’exploitation anarchique, l’étude a conclu à la nécessité de recourir à des solutions alternatives au sable dunaire dont essentiellement le sable de dragage et de concassage», explique un communique du METL.

Le département de Aziz Rabbah ajoute que des études et recherches ont été parallèlement réalisées en coordination avec le ministère de l’agriculture et de la pêche maritime ainsi que l’Institut national de recherches halieutiques pour identifier les sites potentiellement exploitables. Sur la base de ces recherches, une feuille de route visant la mise en place d’une stratégie d’utilisation de sable de dragage et de concassage a été élaborée puis signée entre le METL et le ministère de l’intérieur fin 2011.

«En vue de répondre aux besoins en sable estimés en 2013 à plus de 30 millions de m3, un appel à la concurrence a été lancé par le ministère  pour l’octroi d’autorisation de dragage de sable marin dans 4 sites adjacents aux zones les plus exploitées et pillées sur la côte atlantique», informe la même source. Le Ministère assure par ailleurs que lesdites autorisations ne deviendront définitives qu’après obtention de la décision d’acceptabilité environnementale, conformément aux dispositions de la loi 12-03 relative aux études d’impact sur l’environnement. A noter qu’un premier site au niveau de la commune de Mehdia, dans la périphérie de la ville de Kénitra, est déjà mis à l’exploitation pour le dragage du sable marin.

Reste maintenant à savoir si la diversification de l’offre en termes de sable suffira à mettre un terme au pillage des dunes côtières sur les plages marocaines ou s’il est plus judicieux de renforcer le contrôle et les sanctions contre les pilleurs.

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