Drapor ratisse large

Le Maroc est un pays à vocation maritime. Un constat qui présente plus d’un atout bénéfique à l’économie nationale mais qui possède également des enjeux énormes quant à l’utilisation des potentiels maritimes du pays et l’optimisation de leurs résultats. Une contrainte demeure dans ce sens de taille puisque l’envasement dont les ports marocains, véritables centrales d’exploitation du capital maritime national, font l’objet.
La création, en 1984, de la société Dragage des ports (DRAPOR), unique dans son genre au Maroc, répond dans ce sens au besoin d’entretien et d’optimisation du rendement des activités économiques relatives à la mer. Une vocation que les responsables de la société qualifient de naturelle. Il s’agit d’une société anonyme à Conseil de surveillance et Directoire qui gère un capital de plus de 83 millions de dirhams. Employant quelque 131 personnes, DRAPOR a pour mission l’étude, la conception et la réalisation de tous travaux de dragage au Maroc et à l’étranger. L’entreprise a également pour charge l’extraction, la mise en dépôt et la commercialisation des produits de dragage, la réalisation d’études hydrographiques et de travaux de prestation de services dans les ports (remorquage, pilotage, nettoyage des plans d’eau). Pour Mohamed Bachiri, président de son directoire, DRAPOR est “héritière d’une expérience de plus d’un siècle dans les travaux de Dragage”. Dans une présentation de la société qu’il dirige, M. Bachiri souligne qu’après avoir conforté sa position sur le marché régional, DRAPOR entend entrer ainsi de plain-pied dans le millénaire et opérer sans complexe dans un environnement global.
L’évolution du chiffre d’affaires (CA) de cette entreprise, ainsi que celle de ses investissements sont là pour le prouver. De 47, 2 millions de dirhams, enregistré en 1995, le C.A de DRAPOR est passé l’année d’après à 63, 3 millions de dirhams pour atteindre en 2001, le chiffre record de 105, 28 millions de DH. Une évolution qui s’est traduite au proportionnellement par des investissements de plus en plus importants. Le montant de ces derniers est passé de 6, 51 en 1995 à 12, 66 millions de dirhams en 2000, en passant par un pic en la matière, en 1998, année où le montant global des investissements de la société a atteint 23, 5 millions de dirhams. Opérateur quasi-exclusif dans les ports nationaux, DRAPOR maîtrise la technologie du dragage et s’est imposé comme prestataire de référence en la matière. DRAPOR dispose aujourd’hui d’une base de données hydrographiques, géotechniques et bathymétriques exhaustive sur tous les ports marocains. Débarrasser les ports des éléments cohésifs, corps morts et débris divers qui s’y décantent, constitue un élément primordial de rentabilité des infrastructures portuaires. Des travaux de dévasage et d’entretien des quais de commerce, des bassins de pêche sont menés aux ports de Nador, Tanger, Casablanca, Mohammédia, Safi, Essaouira, Agadir, Laayoune, Kénitra, Mdiq, Al Hoceima, Sidi ifni, Tantan, El Jadida, Jorf Lasfar. La production annuelle varie de 300.000 à 500.000 mètres, dans les ports.
Dans les barrages, les enlèvements annuels peuvent être assurés au-delà d’un volume de 1,5 à 2 millions de mètres. DRAPOR a également développé, pour le compte de l’ODEP, des équipements spécialement adaptés au nettoyage des plans d’eau dans les ports de Nador, Agadir, Casablanca, Mohammedia et Tanger.
DRAPOR propose aussi un sable à moindre coût et répondant aux exigences de qualité requises par les professionnels du bâtiment. Le souci étant la préservation de l’environnement tout en permettant une économie des charges, cette solution paraît des plus adéquates, même si le marché ne s’y prête pas encore.

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