Droit de l’environnement en Afrique : Vers un renforcement du cadre juridique

Droit de l’environnement en Afrique : Vers un renforcement du cadre juridique

Selon Antonio Benjamin, le colloque permettra d’illustrer à la fois la richesse des ressources naturelles en Afrique ainsi que la qualité de l’expertise juridique du droit de l’environnement dans le continent.

Doter l’Afrique d’une plate-forme juridique dédiée à l’environnement. Tel est le plaidoyer des participants au deuxième colloque international du droit de l’environnement en Afrique. Ayant démarré lundi à Rabat, cette rencontre a été une occasion de rassembler les points de vue des acteurs du droit de l’environnement. Les résultats contribueront aux débats de la 22ème Conférence des parties à la convention sur le climat prévue en  novembre prochain à Marrakech.

«On reproche souvent au droit de l’environnement d’être axé sur la protection. Or, il faut réorienter les législations vers une nouvelle manière de valoriser les ressources qui soient durables, en donnant libre cours aux initiatives privées tout en respectant les principes fondamentaux de la protection de l’environnement», affirme à ce propos Abdelouahed Fikrat, secrétaire général du ministère chargé de l’environnement. Intervenant à ce colloque, Bernard Dubois, directeur adjoint de l’Institut de la francophonie pour le développement durable (IFDD), a recommandé «une consolidation urgente des institutions régionales et sous-régionales dans le domaine de l’environnement».

M. Dubois a appelé, par ailleurs, à «affirmer le principe de non-régression dans les instruments juridiques relatifs à l’environnement, développer et utiliser des outils innovants pour améliorer la cohérence des législations gouvernementales et impliquer davantage les acteurs de la société civile et les administrations publiques». Et de préciser que «le droit de l’environnement doit être au centre du déploiement de l’Accord de Paris sur le climat. Ce déploiement se fera par l’action, le réseautage, la sensibilisation, le renforcement des capacités, le développement de mécanismes de contrôle et de gestion efficaces, la promotion de l’accès aux emplois verts et des modes de consommation et de production durables». Les participants à l’ouverture du colloque ont, en effet, confirmé que l’accord de Paris suscite de l’espoir pour les pays africains.

A cet effet, Aimé Nianogo, directeur régional de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), a invité les pays n’ayant pas encore ratifié l’accord à le faire avant la tenue de la Cop22. La commission du droit de l’environnement au sein de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) avait également son mot à dire. Antonio Benjamin, président de ladite commission, a souligné que  «ce colloque servira en quelque sorte de répétition juridique et légale en vue de la COP22». Il permettra, selon lui, d’illustrer à la fois la richesse des ressources naturelles en Afrique ainsi que la qualité de l’expertise juridique du droit de l’environnement dans le continent. Rappelons qu’une palette de thèmes a été abordée lors de l’ouverture du colloque dont les travaux se poursuivront jusqu’au 27 juillet.

Les thématiques ont porté sur les avancées réalisées pour l’Afrique, depuis l’accord de paris ainsi que sur l’application d’une meilleure justice climatique. L’aspect juridique du colloque apparaît également dans l’intérêt particulier accordé à l’économie verte et ses modes de financement.

Laila Ouchagour
(Journaliste stagiaire)

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