Droits d’auteur

Partout dans le monde, les législations autour des droits d’auteur permettent l’exploitation exclusive et individuelle d’une oeuvre. Deux secteurs reflètent le vide de cette expression dans notre pays : l’édition et la musique. En matière d’édition, ce n’est pas le vol de la propriété que craignent les auteurs, mais le vol de leur redevance. Rares sont les éditeurs qui respectent et définissent les termes de leur contrat avec un auteur.
Un flou volontaire règne sur les chiffres de vente. Demandez à un auteur, édité au Maroc, de vous dire combien de livres son éditeur a vendu ? Il ne saura pas répondre, parce que l’éditeur lui cache volontairement les chiffres. Nombre de nos auteurs ne touchent pas de surcroît un rond sur leurs écrits. C’est le principal lèse droits d’auteur que l’on fait à leur propriété. Pour le reste, les photocopies ne portent qu’un préjudice très limité aux ventes de leurs ouvrages. Il en va autrement des oeuvres musicales qui sont souvent dupliquées et commercialisées. Là, le tort est réel. L’oeuvre originale, celle qui doit préserver leurs droits aux musiciens et au producteur, est la seule autorisée de vente. Les auteurs de cette oeuvre sont les seuls habilités à autoriser les différents modes de son exploitation. Ils en perçoivent une rémunération par l’attribution du droit de reproduction et d’autres types d’exploitation. Le droit d’auteur a deux finalités : protéger le caractère personnel de l’oeuvre et permettre à son auteur d’en vivre. Des cassettes dupliquées sont autant de manque à gagner pour le producteur et les musiciens.
La législation doit être sévère contre ceux qui se soucient peu des droits légitimes d’un auteur sur son oeuvre. Ces droits permettent à l’artiste de vivre de son art et de continuer de créer. En les bafouant, c’est l’art qu’on tue.

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