Du soutien aux entreprises

«Depuis la signature de l’accord d’association avec l’Union Européenne, aucune mesure d’accompagnement n’est venue soutenir les entreprises pour leur permettre d’absorber le contrecoup du démantèlement douanier induit par cet accord », a commenté le bureau de la CGEM lors de sa dernière réunion. Les échéances du processus du démantèlement tarifaire ont atteint le 1er mars 2002, la 3ème étape de la 3ème liste, dont les clauses ont fait l’objet de discussion avec la commission européenne.
En 2002, les droits d’importation de l’ensemble des intrans, qui ne sont pas fabriqués localement, ont connu une réduction de 75%. Auprès de l’Administration des Douanes, on affirme que les industriels ont vu leur charge de paiement des droits d’importation. Ce n’est pas ce que laisse entendre le bureau patronal. Il revendique beaucoup plus d’efforts de la part des pouvoirs publics. C’est ainsi que, le bureau souligne, les mesures prises par les entreprises en matière de mise à niveau de manière à faire face aux échéances. De même, qu’il rappelle les dispositions auxquelles ont été astreintes les entreprises en dans les domaines de la formation, du recrutement, de l’équipement et de la normalisation. A ce propos, il relève que : «cet effort important appelle des mesures de soutien telles que prévues à la signature des accords avec l’UE et l’OMC, et ce, particulièrement pour les petites et moyennes entreprises qui ne peuvent faire face à elles seules à ce profond bouleversement». Cette assistance doit prendre la forme d’efforts des autorités publiques «dans le domaine des infrastructures, de la formation, des incitations fiscales et de la mise à niveau», indique-t-on de même source. Il faut dire que la confédération avait déjà lancé la sonnette d’alarme, quant au retard enregistré en matière de mise à niveau.
Elle est allée jusqu’à remettre en question l’opportunité de la mise en place d’un fonds destiné à la normalisation et des mécanismes de son fonctionnement. La même source avait indiqué que «la question a été entérinée depuis longtemps et a reçu un large consensus». Toutefois, ce volet attend son exécution depuis près de six années et c’est au niveau de consensus au sein de gouvernement que les réticences subsistent.
En effet, le dernier communiqué de la CGEM, énonce que les besoins ont été identifiés et répertoriés, dans le cadre d’études réalisées conjointement avec le ministère du commerce et de l’industrie. Par manque de financement, le plan de mise en exécution est aujourd’hui en stand by. En dehors de éternelles revendications des patrons en matière de flexibilité de l’emploi et de réglementation répressive du droit de grève, le bureau a émis des propositions relatives à l’instauration des zones de libre-échange. Point important. L’élaboration préalable d’études d’impact et une véritable négociation contribueront à plus de visibilité.

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