Dubaï : l’immobilier peine à se redresser avec une offre surabondante

Dubaï : l’immobilier peine à se redresser avec une offre surabondante

Le secteur de l’immobilier, fleuron de l’économie de Dubaï avant la crise, se débat actuellement avec une offre qui dépasse de loin la demande, mais les promoteurs espèrent voir vite le bout du tunnel.
Les principaux promoteurs, réunis cette semaine à l’occasion du Salon annuel de l’immobilier Cityscape, ont pris la mesure du tassement actuel du marché, ne présentant que des projets en cours de réalisation. «Pour les promoteurs de Dubaï, le principal souci cette année est de remettre les clés de ce qui a été achevé et d’achever ce qui a été mis en chantier», souligne Rohan Marwaha, le directeur de la manifestation. Pour la deuxième année consécutive, le nombre de participants à ce salon a diminué. Les prix de l’immobilier dans l’émirat ont baissé environ de moitié depuis les sommets de 2008, lors du boom exceptionnel du secteur. Dubaï, qui n’a pas de ressources pétrolières significatives comme la capitale des Emirats Arabes unis Abou Dhabi, a été durement touché par la crise financière internationale à l’automne 2008 et la bulle immobilière de Dubaï s’était brutalement dégonflée. Selon l’agence immobilière Colliers International, le prix moyen du m2 à Dubaï est passé de 5.500 USD au troisième trimestre 2008 à environ 2.900 USD à la fin du premier trimestre 2010. Dans un rapport, le cabinet de consultants Jones Lang Salle a estimé cette semaine que les prix allaient continuer à baisser en 2010 en raison d’une offre trop importante, mais à un rythme plus faible. «Le surplus de l’offre est en train de doucher les espoirs et de retarder l’heure du rétablissement du marché», souligne le rapport. Le cabinet prévoit que 35.000 nouvelles unités résidentielles arriveront sur le marché en 2010, et 30.000 autres en 2011. Quelque 650.000 m2 de nouveaux bureaux seront prêts en 2010. Certains promoteurs mettent cependant en doute les projections sur l’offre, estimant que beaucoup de projets ne seront pas achevés. «Il y aura une réduction de 90% de l’offre par rapport aux projets annoncés de 2008», a affirmé à l’AFP Cheikh Maktoum ben Hasher Al-Maktoum, président d’Al-Fajer Properties. Il a rappelé que l’Autorité en charge du secteur, la Real Estate Regulatory Authority (RERA), avait déjà annoncé l’annulation de 480 projets immobiliers et, selon lui, beaucoup de promoteurs sont en train de réduire l’envergure de leurs projets.

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