E-commerce : je t’aime… moi non plus !

E-commerce : je t’aime… moi non plus !

Nette amélioration de l’activité des sites marchands au Maroc. Les plates-formes affiliées au Centre marocain interbancaire (CMI) ont réussi à atteindre en 2015 un montant de 1,33 milliards de dirhams.

Ce chiffre résulte de la conclusion de 2,5 millions d’opérations de paiement en ligne, que cela soit par cartes bancaires marocaines ou étrangères. Ceci laisse apparaître une performance de 22,5% en termes de nombre et de 12,4% en montant, et ce par rapport à ce qui a été réalisé au titre de l’exercice 2014. Certes, la ventilation se veut positive, mais en réalité le secteur n’arrive toujours pas à maturité. Le Maroc compte une large palette de sites marchands œuvrant dans le tourisme, shopping ou paiement de factures. A cela s’ajoutent récemment les services e-gov dont, notamment, le paiement de taxe. En dépit du développement du marché du e-commerce, les Marocains restent toujours réticents quant au règlement en ligne. Ceci a impacté l’essor de certains services dont les sites de deal qui, lors de leur lancement, avait en affiché un incontournable succès. Cinq ans après, la tendance n’est plus la même. Explication

Indicateurs-e-commerce-2015

Sites de deals : Déclin ou engouement

«Certes, nous avons démarré avec une croissance ultrarapide mais l’engouement est toujours visible». C’est ce que confirme Aamr Abi, responsable développement à Hmizate, l’une des plates-formes de deals les plus prisées au Maroc et dont le paiement en ligne se situe autour de 80%. Le concept de deal a été développé par des start-up qui sont venues révolutionner le marché du e-commerce au Maroc. Le résultat a été aussitôt mesurable puisque, au bout de leurs deux premières années d’activité, ces plates-formes ont vu leur croissance quintupler dépassant largement les objectifs de départ. Toutefois, ce rayonnement s’est estompé rapidement poussant certains acteurs historiques tels que «Groupon» et «My deal» à se retirer de la toile. Ce retrait a dévoilé une perte de confiance aussi bien des prestataires pour des consommateurs. En revanche, cette situation a poussé les autres sites à revoir leurs politiques de développement pour pérenniser leur présence. «Nous faisons de notre mieux pour maintenir notre rythme de croissance et consolider notre part de marché. Cela se fait par l’innovation en introduisant de nouvelles rubriques qui puissent intéresser les consommateurs tout au long de l’année, et ce en dépit de la saisonnalité de l’offre», explique Aamr Abi. Et d’ajouter : «Nous redorons notre image en nous associant à des enseignes de renom et en capitalisant sur des deals à forte demande». Par ailleurs, plusieurs défis sont à relever par les développeurs des sites de deals. Outre la diversification de l’offre, l’enjeu actuel des sites de deals est de pouvoir «s’exporter» dans d’autres villes du Maroc. L’urgence étant de trouver des relais de croissance loin des grands pôles, en l’occurrence Casablanca, Rabat, Marrakech et Agadir.

Market Place : Une alternative plutôt rentable
Si les sites de deals opèrent autour d’une offre dans une durée limitée, la Marketplace offre en instant T un éventail de choix. Ce type de plate-forme se veut une alternative rentable pour les commerçants marocains, et ce en complément de leur activité directe. Kaymu en est un exemple. «Cela fait presque deux ans qu’on est opérationnels au Maroc et nous remarquons déjà une affluence notable. Le choix du Maroc s’explique par le potentiel dont il regorge sur le continent africain.

Le Royaume a le plus fort taux de pénétration à Internet en Afrique (56%), aussi les usages digitaux se sont énormément développés au niveau national. Tous ces facteurs positifs confortent notre positionnement sur le marché national», nous dévoile Sevan Marian, directeur général de Kaymu. Confronté à la réticence des consommateurs marocains quant au paiement par ligne, Sevan Marian et ses équipes ont développé des alternatives rassurantes.  Le but étant de renforcer les liens de confiance entre les commerçants et clients.

«Le paiement se peut faire à la livraison. Le client peut avant tout ouvrir le colis avant même de payer. En contrepartie, si le client n’est pas satisfait de sa marchandise après paiement, il peut éventuellement la renvoyer pour échange dans un délais de trois jours», souligne M. Marian.

Comparé aux autres services e-marchand, la Marketplace permet instantanément une évaluation du produit exposé ainsi que celle des prestataires.
Les clients échangent autour de l’offre. A travers les commentaires, le client a ainsi une vue d’ensemble et peut trancher au choix sans le moindre regret.

Les-tendances-du-e-commerce-en-2015

 

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