E-gov ou l’Exécutif 2.0 : Le programme ambitionne de digitaliser une bonne partie du travail étatique

E-gov ou l’Exécutif 2.0 : Le programme ambitionne de digitaliser une bonne partie du travail étatique

«Au delà de l’impact environnemental positif de dématérialiser les échanges entre administration, citoyens et entreprises, chaque projet du portefeuille e-gov inclut un volet Green IT consistant à agir pour réduire les effets négatifs sur l’environnement»

Le développement des solutions numériques est l’une des priorités de l’Etat. L’une des déclinaisons phares de la stratégie numérique du pays est le programme e-gov. «Au delà d’une informatisation de procédures et de processus existants, l’e-gouvernement requiert leur configuration en profondeur, sur la base d’une compréhension fine du fonctionnement d’une administration publique. Cela exige également une collaboration transversale entre les administrations et les organismes concernés ainsi qu’une vision partagée entre les différentes entités», expliquent les responsables. Et de poursuivre: «Au Maroc, les dépenses du secteur public représentent une part significative du budget de l’Etat.

Le secteur public réalisera des gains d’efficacité et d’efficience importants grâce à la mise en œuvre de services e-gouvernement par le biais d’un traitement simplifié et automatisé de l’information». L’objectif poursuivi par les responsables est d’utiliser les projets e-gouvernement pour moderniser l’administration et les collectivités locales au service des citoyens et des entreprises. Il s’agit d’exploiter les technologies de l’information et de la communication pour reconfigurer en profondeur les processus, les rendre efficaces et efficients, totalement orientés au service du citoyen et de l’entreprise. Plus loin encore, les responsables veulent allier transformation numérique et protection de l’environnement. Conscientes des défis écologiques actuels rencontrés par la planète, les autorités veulent ainsi prendre en considération l’impact négatif de l’activité humaine sur l’environnement et notamment en matière d’administration électronique.

Il faut dire que les technologies de l’information et de la communication génèrent une quantité importante de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE). Ces mêmes technologies consomment une quantité importante d’énergie sachant que la croissance des équipements et de leurs usages est particulièrement forte. Pour les responsables, la solution passe par le Green IT, ou informatique verte, qui s’inscrit dans le cadre général du développement durable et de la protection de la planète. «Au delà de l’impact environnemental positif de dématérialiser les échanges entre administration, citoyens et entreprises, chaque projet du portefeuille e-gov inclut donc un volet Green IT consistant à agir pour réduire les effets négatifs sur l’environnement», disent les responsables. Concrètement, il s’agit notamment de mettre en place des notations écologiques dans l’évaluation des achats TIC du gouvernement et de sensibiliser les différents acteurs aux économies de ressource (papier, électricité, etc.) tout en réduisant les dépenses en produits consommables tels que papier et cartouches d’encre. Il est question en outre de mettre en œuvre une politique de recyclage et de réutilisation des matériels usagés (ex : programme Green IT du cluster Maroc Numeric) et de sélectionner préférentiellement les fournisseurs ayant un engagement de développement durable.

Par ailleurs, dans le cadre du plan e-gov, la direction de pilotage du programme e-gouvernement mène une réflexion de boîte à outils projet écologique. Par ailleurs, le programme e-gouvernement a été doté d’une gouvernance reposant sur trois structures. D’abord, le Comité interministériel e-gouvernement par abréviation Cigov, présidé par le ministre en charge de l’industrie, du commerce et des nouvelles technologies. Ce comité est chargé de fixer le cap et d’évaluer l’atteinte des objectifs du programme e-gouvernement. Ensuite, il y a les structures de pilotage e-gouvernement (SPGOV), des départements ministériels et des établissements publics concernés par les projets e-gouvernement. Il s’agit de structures chargées de piloter la mise en œuvre des projets e-gouvernement au sein de leurs organisations. Enfin, il y a la direction de pilotage du programme e-gouvernement (DPGOV), rattachée au Cigov. Cette structure, composée d’expertises internes et externes, est chargée d’assister le Cigov et les SPGOV, à la mise en œuvre du programme e-gouvernement.

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