EADS et Airbus chercheront un partenaire américain

Les négociateurs de la chambre des représentants et du Sénat sont convenus début octobre d’interdire la prise en crédit-bail d’appareils Boeing sur ce dossier, ce qui relance la possibilité d’une candidature d’Airbus.
Au cours d’une conférence de presse tenue jeudi, et placée sous embargo jusqu’à dimanche, Rainer Hertrich a déclaré qu’EADS n’obtiendrait pas seul le contrat des avions-ravitailleurs américains. « Si on nous demande de soumettre une offre », nous envisagerons avec quelle société il convient de le faire », a-t-il dit. Ce contrat de 23,5 millions de dollars avait initialement été attribué à Boeing. Mais le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld en a « gelé » l’exécution après la révélation d’indiscrétions commises avant l’attribution du contrat par Darleen Druyun. Alors chargée du marché au Pentagone, celle-ci avait par la suite rejoint le constructeur aéronautique américain.
Noël Forgeard, président d’Airbus, évoque lui aussi la question dans une interview publiée dimanche par le Sunday Telegraph. « Nous envisagerons d’installer une ligne d’assemblage aux Etats-Unis. Nous livrerions donc un avion non terminé et l’achèverions aux Etats-Unis. » Le groupe doit encore engager des entretiens avec une société américaine, ajoute-t-il sans plus de précisions. Mais d’après les analystes, le partenaire le plus probable d’Airbus sur ce dossier serait Lockheed Martin .
Airbus, qui est détenu par EADS et le britannique BAE , a vendu l’année dernière davantage d’avions de ligne que Boeing, et ce pour la première fois. Le Sunday Telegraph, qui ne cite aucune source, croit également savoir qu’Airbus serait sur le point d’obtenir un contrat de deux milliards de dollars de United Parcel Service pour son futur gros porteur A380.

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