Eau : L’ONEE met le paquet

Eau : L’ONEE met le paquet

Une enveloppe d’investissement de 25,5 milliards de dirhams jusqu’en 2023

La branche eau figure dans les priorités de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable. C’est ce qui ressort en effet des chiffres communiqués dans le cadre du plan d’équipement 2019-2023. Ce dernier prévoit une enveloppe d’investissement de 25,5 milliards de dirhams. «Ainsi, 15,2 milliards de dirhams seront dédiés à la pérennisation et au renforcement de l’alimentation en eau potable urbaine permettant le renforcement de la production de 12,4 m3/s supplémentaire et la pose de 3.400 km de conduite», apprend-on auprès de l’Office. «Cette période connaîtra la mise en service et l’engagement de nombreux projets d’envergure dont, à titre indicatif :

Le renforcement de l’alimentation en eau potable de Marrakech à partir du barrage Al Massira pour un débit de 2.500 l/s ;

Le renforcement de l’AEP de Fès et Meknès à partir du barrage Driss 1er pour un débit de 2.000 l/s ;

Le renforcement de l’alimentation en eau potable du Grand Agadir par dessalement de l’eau de mer pour un débit de 1.740 l/s ;

Le renforcement de l’alimentation en eau potable de Souk Larbaâ et localités avoisinantes à partir du barrage Oued El Makhazine pour un débit de 330 l/s ;

L’extension de la station de dessalement pour le renforcement de l’AEP de Laâyoune pour un débit de 300 l/s ;

Le renforcement de l’AEP de Guercif à partir du barrage Targa Oumadi pour un débit de 300 l/s». S’agissant du chantier de la généralisation de l’accès à l’eau potable en milieu rural, des investissements conséquents sont prévus dans le cadre du plan d’équipement 2019-2023. «L’Office investira 5,7 milliards de dirhams pour la réalisation de plusieurs projets qui permettront de porter le taux d’accès à l’eau potable en milieu rural à 99,3 % au profit d’une population additionnelle de plus de 308.000 habitants.

Enfin, une enveloppe de 4,6 milliards de dirhams sera consacrée à l’activité assainissement liquide visant la réalisation de 64 nouvelles stations d’épuration d’une capacité de plus de 157.000 m3/j», indique la même source. Les principaux projets d’assainissement liquide prévus d’être mis en service durant cette période incluent Laâyoune (réalisation d’une station d’épuration d’une capacité nominale de 18.600 m3/j) ; Ain Aouda (réalisation d’une station d’épuration d’une capacité nominale de 10.000 m3/j) ; Beni Nsar/Atalayoun (réalisation d’une station d’épuration d’une capacité nominale de 7.000 m3/j); et Imzouren/Beni Bouayach et centres avoisinants (réalisation d’une station d’épuration mutualisée pour une capacité nominale de 13.000 m3/j).

Consécration d’un nouveau modèle de développement : Vers un nouveau contrat programme Etat-ONEE

Après une expérience précédente réussie, il semble que l’on se dirige vers un nouveau contrat programme Etat-ONEE. «Il y a lieu de souligner que la majorité des engagements mutuels de l’Etat et de l’ONEE, pris dans le cadre du contrat programme 2014-2017, ont été réalisés. Cela concerne, notamment, la satisfaction de la demande, la maîtrise de la demande et les actions de sensibilisation y afférentes, la réduction de la part du fioul dans la production d’électricité, le plan de développement et le programme d’investissements, l’amélioration des performances techniques et commerciales, la rationalisation et l’optimisation des charges ainsi que la gouvernance», expliquent les responsables précisant que «l’Office est à veille de la signature d’un nouveau contrat programme avec l’Etat». Pour la même source, «ce contrat programme sera la consécration d’un nouveau modèle de développement prônant l’amélioration du service rendu aux clients, l’amélioration de la relation avec les partenaires de l’Office, la consolidation de l’équilibre économique, le renforcement de la gouvernance et la modernisation du management. Il sera également imprégné par les profondes mutations que connaissent les secteurs de l’électricité et de l’eau au Maroc (la reconfiguration du secteur des énergies renouvelables, la restructuration de la distribution multiservices, l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation…), de même que la synergie des deux métiers (électricité et eau), la digitalisation, la modernisation de la gestion et l’optimisation du fonctionnement de l’Office».

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