Eau : Un mieux, mais gare au gaspillage

Au 23 août 2002, le taux du remplissage des barrages s’est établi à 50,3%, soit un niveau des réserves d’eau stockées de l’ordre de 7,4 milliards de mètres cubes (m3). Pour la même période de l’année 2001, le niveau du remplissage s’est limité à 45,9% avec une capacité de réserve de 6,77 milliards de mètres cube.
Selon les dernières statistiques diffusées par le ministère de l’Equipement, les barrages ayant enregistré les plus fortes réserves sont ceux de Hassan II (100 %), Garde Sebbou (99,8%), Joumoua (92,7%) et Neuf Avril (89,5%). Quant aux taux les plus faibles de réserves, ils ont été relevés à Abdelmoumen (9,5%) et Moulay Abdallah (4%).
A chaque fois que les chiffres officiels concernant le taux du remplissage des barrages sont communiqués, le débat sur la gestion de la rareté de l’eau revient au-devant de la scène. Rappelons que le Maroc compte aujourd’hui 100 grands barrages avec une capacité globale de stockage de 15,8 milliards de m3. Même si la politique du royaume dans ce domaine s’est soldée par de bons résultats, contrairement à d’autres pays similaires, la gestion du déficit en matière d’eau constitue toujours une priorité. Les enjeux sont de taille.
A l’horizon 2020, le Maroc doit faire face à la pénurie d’eau. Au niveau mondial, plus de trois milliards d’habitants vivraient avec une ressource globale mobilisable inférieure à 1.700 m3/an en 2025.
Plusieurs voix s’élèvent ici et là pour demander aux responsables de revoir la stratégie hydraulique menée jusque-là. La stratégie poursuivie depuis des années porte en grande partie sur la construction de nouveaux barrages. L’objectif étant de répondre aux besoins de plus en plus importants. Jusqu’à présent, cette stratégie a donné ses fruits.
La nouvelle politique consiste aujourd’hui à optimiser les infrastructures existantes. Cela passe notamment par la rationalisation de la consommation d’eau, le traitement des eaux usées, l’assainissement liquide, la mobilisation des usagers dans la lutte contre le gaspillage.
Il reste à dire que qu’une telle politique ne peut pas porter ses fruits sans la mise en place de plusieurs dispensations d’ordre économiques. Rappelons que la législation de 1995 a prévu des mesures sans qu’elles soient concrétisées sur le terrain. Allusion faite à la police de l’eau et à la gestion intégrée de l’eau par les agences.

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