«Échanger pour mieux comprendre» : Les perspectives de croissance mondiale et africaine en débat chez Attijariwafa bank

«Échanger pour mieux comprendre» : Les perspectives de croissance mondiale  et africaine en débat chez Attijariwafa bank

Les intervenants ont établi une rétrospective dressant ainsi le bilan de la dernière décennie depuis la crise économique ayant sévi en 2008 à ce jour. Le but étant d’évaluer les mesures adoptées en vue d’éviter les nouveaux chocs.

Analyser les perspectives de croissance dans le monde, l’Afrique et le Maroc est l’exercice sur lequel se sont penchés les participants à la nouvelle édition du cycle de conférences d’Attijariwafa bank «échanger pour mieux comprendre». Un large parterre d’experts a discuté de la conjoncture économique mondiale et des défis à relever à l’avenir que cela soit en Afrique ou au Maroc.

Les intervenants ont établi une rétrospective dressant ainsi le bilan de la dernière décennie depuis la crise économique ayant sévi en 2008 à ce jour. Le but étant d’évaluer les mesures adoptées en vue d’éviter les nouveaux chocs.

«L’autre axe de réflexion sur lequel nous devons nous pencher concerne la révolution des pratiques et des règles qui régissent nos sociétés, suite à l’expansion fulgurante des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle», explique à cet effet Ismail Douiri, directeur général du Groupe Attijariwafa bank.

Le développement humain et durable figure également dans les défis à relever aux niveaux national et continental. S’agissant des perspectives, les intervenants ont fait état d’anticipations contrastées. Frederic Louat, directeur général du cabinet Riser Maghreb, a fait part de son pessimisme quant aux perspectives économiques mondiales. L’expert évoque dans ce sens la décélération de la croissance économique mondiale. «Les risques à la baisse sont plus importants que les risques à la hausse. De plus, certains risques identifiés il y a 9 mois se sont matérialisés aujourd’hui pour devenir des tendances», explique-t-il.

Et de préciser que «les risques majeurs susceptibles d’impacter l’économie mondiale dans les prochains mois sont multiples». Enumérons dans ce sens le protectionnisme, les incertitudes géopolitiques et la montée du populisme qui, selon M. Louat, pourraient être paradoxalement bénéfiques à la conjoncture à court terme, dans la mesure où elle peut se traduire par une relance budgétaire, sous la pression populaire. En revanche, Abdou Diop, Managing Partner du cabinet Mazars Audit & Conseil, se montre optimiste aussi bien pour les perspectives mondiales que régionales. «L’Afrique a évolué vers plus de maturité, sur plusieurs plans. Les résultats des dernières élections confirment l’évolution positive de la gouvernance, et la reprise des cours des matières premières devrait conduire à une reprise économique. De même, les guerres civiles et ethniques sont de moins en moins nombreuses», observe l’expert. Selon Diop l’avenir de l’Afrique dépend de trois aspects déterminants.

Il s’agit en l’occurrence de la jeunesse africaine, l’éducation et l’intégration régionale. «Nous ne pouvons pas avancer sans l’intégration régionale. Nous ne pouvons pas avoir 10 hubs dans le continent. Nous devons raisonner régional. Chaque pays doit se spécialiser dans des secteurs particuliers. Ainsi, nous serons armés pour la Zone de libre-échange continentale», peut-on relever de M. Diop. Parmi les recommandations émises lors de cette rencontre on relève la nécessité pour l’Afrique et le Maroc de définir des modèles de développement inclusifs, et ce en prenant en considération les aspirations des citoyens.

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