Economie marocaine : l’analyse du CMC

Le président du Centre marocain de conjoncture (CMC), Habib Malki, a souligné, mardi à Casablanca, l’importance de faire coïncider le temps économique et le temps politique pour doubler le taux de croissance, plaidant pour un modèle de croissance consensuel porteur d’une vision stratégique.
Intervenant lors des travaux d’un séminaire sous le thème "La dynamique de croissance : approche de rupture"", organisé par le CMC en partenariat avec la représentation de la Banque mondiale à Rabat et la Caisse de Dépôt et de Gestion (CDG), M. Malki a indiqué que trois raisons principales expliquent la relance du débat sur la croissance au Maroc.
Il a cité dans ce cadre le fait que la croissance est au rendez-vous en 2006 avec 7,1 %, contre 1,5% en 2005 et les 3,4 % prévues en 2007, la diversité des points de vue des principaux acteurs et la politique menée par le Maroc à travers les accords de libre-échange, qui a créé une nouvelle situation et qui constitue un choix stratégique de par le monde. M. Malki a souligné que le Maroc se doit de vivre l’ouverture dans les deux sens et de l’assumer et que toute l’intelligence des décideurs doit, à ce propos, trouver l’équilibre.
De son côté, Fathallah Oualalou, ministre des Finances et de la Privatisation, a souligné que le Maroc est un pays de réformes, ajoutant que celles économiques, dont les mesures fiscales et douanières, visent à accompagner le secteur privé. M. Oualalou a indiqué que la nouvelle politique repose sur une gestion de proximité.
Pour sa part, Salah Eddine Mezouar, ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Mise à niveau de l’économie, a plaidé pour une approche volontariste mais équilibrée et une approche de ciblage sectoriel. Il a souligné la nécessité de sauvegarder les grands équilibres macro-économiques, de poursuivre le travail de fond sur les domaines transversaux et l’élaboration d’une politique industrielle au sens anglo-saxon (industrial policy).
Les autres interventions ont été axées notamment sur l’impact des politiques monétaires et budgétaires sur la croissance, les stratégies de développement sectorielles et l’impact de la gouvernance sur les cycles d’investissements.

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