Elaborée par les jeunes du HCP : Une méthode de correction des variations de calendrier

Elaborée par les jeunes du HCP : Une méthode  de correction des variations de calendrier

Le Haut-Commissariat au Plan s’agrandit. Jeudi dernier à Rabat, Ahmed Lahlimi a inauguré, au milieu d’une foule  d’inconditionnels, les nouveaux locaux abritant les services chargés de la  comptabilité nationale. Une inauguration officielle cependant, ces services ayant élu domicile sur les lieux depuis quelques semaines déjà. Pour le Haut-Commissaire au Plan, cette installation marque la volonté d’aller plus en avant dans la quête de données statistiques fiables à un moment où prévisions et projections  sont manifestement prises les unes pour les autres. S’adressant indirectement aux critiques dont certains lui reprochent l’optimisme – à leurs yeux exagéré-  de ses marqueurs économiques, Ahmed Lahlimi a rappelé le crédit dont bénéficie le HCP auprès des instances internationales de renom ce qui, à son avis, lui vaut une réputation de maison sérieuse. Il s’est déclaré convaincu de ce que cette tradition d’excellence guidera les travaux des nouveaux services de la comptabilité nationale sur la voie de l’affinage de l’image de l’économie du Royaume. C’est également d’affinage qu’il  a été question au cours de la conférence que le Haut-Commissaire a présentée dans le tout  nouvel amphithéâtre des services de la comptabilité nationale. Ahmed Lahlimi y a parlé des avantages de la méthode de correction des variables dues à des différences de calendriers – hégirien ou grégorien- un procédé mis au point par une équipe de jeunes statisticiens du HCP.
Les travaux qui ont permis cette avancée  ont duré quatre ans et ont mobilisé une équipe d’une dizaine de personnes. Résultat : la  méthode de correction des effets de calendrier du HCP est la 1ère à avoir vu le jour dans le monde arabe. Elle part du principe que pareillement aux variations saisonnières, celles qui tiennent aux fêtes, aux jours fériés…rendent difficile  la lecture des tendances sous-jacentes qui informent du trend structurel. Exemple: le mois de Ramadan.
En exagérant les quantités des produits alimentaires demandés sur le marché et leurs prix, il ne permet pas de lire le sous-jacent sans correction préalable. D’autant plus que cette difficulté est doublée de la difficulté de prévoir à l’avance l’avènement du mois de jeûne et des fêtes religieuses, le Maroc tablant sur la méthode empirique et non pas, comme font certains autres pays musulmans sur des calendriers prévisionnels. Cependant ont estimé certains critiques, c’est aussi par cette spécificité que la méthode d’affinage inventée par la jeune équipe du HCP pêche le plus. Ils ont fait remarquer que se basant sur un calendrier propre au Maroc, elle pourrait ne pas être extrapolable en l’état à d’autres pays. En fait, ont répondu les promoteurs du projet, ce n’est pas la temporalité de la méthode qui est importante, mais les corrections et leur méthode de calcul. En clair, rien n’interdit que les autres pays musulmans s’en inspirent à terme. Subsiste un petit souci que l’auditoire majoritairement constitué de statisticiens n’a pas évoqué: les résultats statistiques que révèlent la méthode des corrections des variations calendaires seront-ils validés par les instances internationales?
Pour certains spécialistes le fait est quasiment acquis puisque l’innovation des cadets du HCP revient à affiner la série statistique en l’apurant de variations qui en rendent la lecture difficile.

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