Électrique électronique : La sous-traitance se porte bien

Au Maroc, le secteur électrique électronique a fait un joli bond entre 1995 et 2005.  Durant cette période, la production a augmenté de 14,1% et la valeur ajoutée a progressé de 11,4 %. Évoluant dans le même sens, le montant des investissements dans ce secteur est passé de 291 millions de dirhams en 1995 à 698 millions de dirhams en 2005. Durant cette décennie, les exportations ont marqué un saut de 26,3 %, passant de 744 millions de dirhams à 7,723 milliards dirhams. Des statistiques en hausse qui poussent les analystes à étudier minutieusement les perspectives de développement de ce domaine. C’est le cas au département des études et documentation de BMCE Bank qui s’est penché sur les perspectives de croissance de ce secteur, pour  mettre à l’origine de cette évolution, une demande accrue de sous-traitance.
«La croissance du secteur a été consolidée depuis 1995, en raison de l’implantation des entreprises multinationales, du développement de la sous-traitance électronique et du début de la spécialisation en matière d’électronique de spécialité et de petites et moyennes séries», lit-on dans une étude menée par le département à ce sujet.
De 2001 à 2004, la sous-traitance électronique s’est inscrite en hausse de 12 %. Au département études et documentation de la BMCE Bank, on attribue cette amélioration aux qualités de la main-d’œuvre (abondante, qualifiée et bon marché), à la proximité géographique avec l’Union européenne ainsi qu’à la stabilité politique.
Au-delà de marquer une nette progression, l’enjeu est de maintenir cette croissance. À ce titre, le  secteur électrique électronique se doit de relever des défis. «Cette filière doit surpasser diverses contraintes pour exploiter au mieux les perspectives de développement : le coût élevé de l’énergie, l’étroitesse du marché national, l’absence de département R&D, coût élevé du fret aérien et le manque de structures d’approvisionnement en matières premières», selon ladite étude. Pour de futurs investissements, deux scénarios ont été fixés. L’électronique présentant des facteurs de risques.  En fait, les analystes soutiennent que depuis 2002, cette branche a vu ses marges d’exploitation et de rentabilité se dégrader, suite à une concurrence accrue des produits importés.
Pour les entreprises de la sous-traitance de câblage électronique, on parle de marché cible en plein essor. Idem pour les entreprises de la sous-traitance de composants électroniques qui doivent s’attendre à des perspectives prometteuses de croissance. «Un positionnement sur les entreprises multinationales délocalisant une partie de leurs activités au Maroc et les entreprises marocaines en joint-ventures paraît porteur», conclut-on.

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