Elevage : Le Maroc démocratise l’insémination artificielle au Mali

Elevage : Le Maroc démocratise l’insémination  artificielle  au Mali

Dons gratuits de semences, sessions régulières de formation des éleveurs, recrutement d’inséminateurs professionnels, missions successives de suivi. L’assistance apportée par le Maroc au programme d’insémination artificielle bovine au Mali est multiple et diversifiée, contribuant indéniablement, aux dires des professionnels du secteur, à une démocratisation de cette technique d’amélioration génétique dans le pays.

Au total, 125.000 doses de semence pour l’amélioration de la production laitière et 10.000 doses pour la production de viande rouge ont été octroyées par le Maroc au Mali, une douzaine de sessions et de rencontres initiées par l’Association marocaine des producteurs de la viande rouge (ANPVR) sur l’insémination artificielle au profit des éleveurs maliens, et vingt inséminateurs recrutés pour conduire les opérations d’insémination qui gagne de plus en plus en popularité à travers les régions du pays.

Réputée pour être une technique délicate reposant sur un encadrement rigoureux et relativement onéreux, l’insémination artificielle bovine est désormais largement accessible aux éleveurs maliens au modeste prix de 5.000 FCFA (près de 70 DH) grâce à l’assistance et à l’accompagnement du Maroc, ce qui laisse augurer d’une véritable évolution de la filière dans le pays en termes d’organisation, de productivité et de compétitivité. «Productivité et compétitivité, c’est aussi une question d’appropriation par les éleveurs de l’intérêt de tout le processus d’insémination artificielle», souligne Zakaria Lamdouar, chef de la délégation marocaine de l’ANPVR, actuellement en visite au Mali.

Si, en effet, l’ensemble des actions initiées jusqu’à présent par l’ANPVR dans le cadre de sa mission de suivi de la gestion du don royal de semences bovines a déjà donné des résultats à la fois concrets et prometteurs au Mali, tout porte à croire que le meilleur est à venir. «Depuis l’arrivée du don royal de semences, l’insémination s’est démocratisée au Mali», affirme d’emblée, Aly Sylla, l’un des premiers bénéficiaires de ce programme, mettant l’accent sur la nécessité de  «continuer sur la même lancée et de maintenir le même engouement et le même accompagnement».

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