Emploi : L’Anapec soutenue

La contribution financière de la Commission Euro-péenne porte à présent le marché de l’emploi marocain. Elle se réalise sur la base de la signature d’un avenant à une convention de financement dans ce domaine.
Le principal contractant, du côté marocain, est le ministère de l’Emploi, de la Formation professionnelle, du Développement social et de la Solidarité. Il faut préciser qu’initialement cette convention engage la Commission Européenne aux côtés de l’Office de la Formation professionnelle et de la Promotion du Travail (OFPPT). En effet, en matière de coopération multilatérale, plusieurs programmes ont déjà été lancés avec l’Union Euro-péenne. Dans le cadre du programme MEDA 1996-1999 et dans le 4ème projet de la formation professionnelle, les échanges n’en sont pas à leurs débuts. L’ensemble de ces projets tendent à l’amélioration du système de formation professionnelle et de la productivité des entreprises du secteur privé. Le partenariat permet une assistance en matière de valorisation des ressources humaines.
A l’heure présente, selon les termes du communiqué émis par la Délégation de la Commission Européenne à Rabat, les termes du contrat ont changé de bénéficiaire. Ce dernier est désormais l’Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences (ANAPEC). « Ce changement de bénéficiaire est intervenu après la création de l’ANAPEC et rentrait dans le cadre de la politique du gouvernement et de la Commission Européenne, qui vise à renforcer la nouvelle structure chargée de la promotion de l’emploi », indique-t-on auprès de la Délégation européenne au Maroc. L’accord de 1999 portant sur le montant de la somme allouée par la Commission Européenne, dont la partie exécution a été retardée à la demande du gouvernement marocain.
Le budget est actuellement de 3,3 millions d’euros. Concrètement, les efforts consistent en le soutien de l’ANAPEC dans ces différentes actions. D’une part, la Commission vise à étendre et à renforcer les moyens de l’assistance technique à la création et assistance aux entreprises. L’autre volet comprend, un intérêt particulier aux centres d’information et d’orientation pour l’emploi (CIOPE). Dans l’objectif d’améliorer l’insertion des jeunes dans le marché de l’emploi, des travaux permettront une meilleure définition des besoins des entreprises en ressources humaines.
Sur le terrain, l’action s’effectuera à travers quatre nouveaux centres d’assistance à l’entreprise et la consolidation de cinq autres existants. Par ailleurs, les initiateurs du projet comptent former 1900 entrepreneurs dont 600 seront séléctionnés et assistés pour la création de petites unités économiques, sur l’espace de trois années. Pour les CIOPES, ils connaîtront un renforcement en matière humaine et d’équipement, pour 14 d’entre elles.
Objectif : Insertion de 100 000 chômeurs et soutien de 100 entreprises. Un chantier ambitieux mais difficile.

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