Emploi : Mobilisation générale

L’emploi et le chômage restent conditionnés par plusieurs facteurs. Ces derniers sont aussi bien inhérents aux éléments macro-économiques et micro-économiques qu’aux institutions, aux lois et à la politique. Question de fonds à la veille des législatives, elle fait l’objet depuis le 21 février dernier d’une commission interministérielle chargée dans une vision globale et généraliste de la promotion de l’emploi. Pour ce faire, cette commission intègre dans son champ d’action l’intégration des lauréats du programme national de formation qualifiante.
Cette cellule comprend comme principaux intervenants le conseiller de la primature pour les Affaires sociales, le directeur de l’Agence Nationale de Promotion de l’Emploi et des Compétences (ANAPEC) et un représentant du wali de Rabat. Ils sont tenus de rendre opérationnelles les décisions prises par les participants à cette assemblée, dans le dessein, comme le souligne un communiqué du Premier ministre de « s’impliquer dans cette opération nationale ». Circulaires qui furent adressées les 12 et 3 juin 2002 aux directeurs généraux des entreprises et des établissements publics et semi-publics.
En prenant comme base, les opérations d’intégration des jeunes lauréats dans le secteur privé, initiées par l’ANAPEC, la réunion de lundi dernier en a permis l’évaluation. Des résolutions sont prises afin d’en assurer la continuité. Ainsi, au terme de cette année, le rythme d’intégration du reliquat des lauréats ayant bénéficié du programme national de formation qualifiante connaîtra une certaine accélération. Avant la fin de ce mois, les entreprises et les établissements publics organiseront des concours de recrutement.
Dans la continuité, d’autres établissements publics et entreprises, via une circulaire de la primature, vont s’investir dans cette opération. Par ailleurs, il est intimé à l’ANAPEC «un traitement exceptionnel et urgent en faveur de cette catégorie de lauréats». Cet impératif de célérité trouve sa justification dans les sit-in qui continuent à s’organiser dans le milieu des candidats.
L’accent a également été mis sur la tenue de réunions hebdomadaires de ladite commission. Elles doivent assurer le suivi, la mise en application des mesures d’ordre pratique, en collaboration avec les représentants des lauréats candidats aux programmes de recrutement. Ce soutien fondé sur une politique active en vue de l’insertion des diplômés est nécessaire.

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