En attendant la révolution !

Selon les derniers chiffres publiés par le bureau d’étude international eMarketer, les Etats-Unis ont représenté 43,7% du marché du commerce électronique en 2002, l’Europe pesant, elle, 25,7 %. Cet écart pourrait progressivement se combler à partir de 2004. À cet horizon, le marché européen devrait atteindre 979 milliards de dollars tandis que les Etats-Unis devraient générer 1137 milliards de dollars.
S’agissant de la réparation des marchés, près de 40 % des transactions e-commerce étaient réalisées en commerce personnalisé (B to C) en 1998. En 2002, cette proportion n’été que de 22 %. Ce sont les échanges interentreprises (B to B) qui assureront le développement du commerce en ligne.
Ces transactions devraient en effet passer de 43 à 1 300 milliards de dollars entre 1998 et 2003. Le marché du B to C progressera également : 35,3 milliards en 2002 contre 4,5 milliards en 1998, toujours selon les chiffres d’eMarketer. D’une manière générale, les produits culturels (DVD, livres et CD) et les produits technologiques ont été les premiers produits achetés par les internautes. Au-delà des modes, l’aspect prix joue un grand rôle dans cette répartition, puisqu’en effet DVD, CD, produits informatiques et numériques sont souvent nettement moins chers sur Internet que dans les magasins physiques. Si le décollage de l’E-commerce en Europe a bien eu lieu, la vitesse de croisière n’est pas encore atteinte. En France par exemple, et selon les dernières statistiques, seulement 23% des chefs d’entreprises ont véritablement mis au point des stratégies pour exploiter ce mode de business, contre 44% pour les autres pays européens. D’ici 2005, 90% des entreprises européennes devraient utiliser Internet pour leurs services commerciaux et 83% d’entre elles pour leurs approvisionnements.
Cependant, plus que l’entreprise s’implique dans le commerce électronique, les problèmes en terme de management se multiplient à côtés de ceux liés à la confidentialité des données.
Ainsi, ils sont 83% en Europe à affirmer que la culture de leur entreprise n’est pas compatible avec les changements dus au développement du Web. Les entreprises européennes ont encore du mal à mesurer l’impact de l’Internet au niveau de leurs activités. Et 45% des dirigeants d’entreprises européennes (contre 34% aux États-Unis) n’accordent toujours pas un rôle clé au Web. C’est clair, la révolution du E-commerce n’est pas pour aujourd’hui !

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