En janvier et février 2018 : 62.000 croisiéristes ont fait escale au Maroc

En janvier et février 2018 : 62.000 croisiéristes ont fait escale au Maroc

La plus forte variation a été observée au niveau de Tanger-ville où 6.248 croisiéristes étaient de passage. Un flux en hausse de 111% par rapport à la même période de l’année passée.

L’activité croisière reprend de plus belle. Après une longue léthargie, les indicateurs de ce segment ont affiché une hausse spectaculaire. Le Maroc a accueilli à fin février 61.976 croisiéristes. Le volume des arrivées passe ainsi d’une baisse de 8% observée à la même période de l’année passée à une hausse de 51,9%. Les trois ports dédiés à cette activité affichent pour leur part une performance remarquable. L’essentiel des arrivées a été enregistré au port d’Agadir, soit 37.406 croisières à fin février, s’inscrivant ainsi en hausse de 70,5%. Se référant aux statistiques formulées par l’Agence nationale des ports, les autorités du port de Casablanca ont enregistré sur la même période l’arrivée de 18.322 croisières, en amélioration de 15,1%. La plus forte variation a été observée au niveau de Tanger-ville où 6.248 croisiéristes étaient de passage. Un flux en hausse de 111% par rapport à la même période de l’année passée.  L’activité croisière devra continuer sur sa lancée.

L’amélioration observée au titre des deux premiers mois de l’année, est soutenue par le revirement positif qu’ont connu les mesures de sécurité au niveau national. Elles sont passées de niveau 2 au niveau 1, ce qui a encouragé les armateurs à reprogrammer le Maroc dans leurs circuits.

Le Maroc revient dans les radars des croisiéristes

La destination Maroc a, depuis 2011, partiellement disparu des radars. Des facteurs exogènes et endogènes ont impacté le développement de cette activité à l’échelle nationale. Toutefois, la reprise relevée, ces deux derniers mois, repositionne la destination Maroc sur la carte des croisiéristes. Elle augure, par ailleurs, de belles perspectives pour le développement du tourisme de croisière et de plaisance au Maroc. Bien que les statistiques n’arrivent toujours pas à suivre les efforts consentis pour promouvoir cette activité, les professionnels du secteur restent optimistes. L’activité de croisière devrait continuer sur sa lancée tout au long de l’année.

C’est d’ailleurs ce que nous confirme Mustapha Agounjab, délégué du ministère du tourisme au niveau de la région Casablanca-Settat.  Pour ce faire, une nouvelle vision est en train de se redéfinir pour renforcer l’attractivité du Maroc sur ce segment qui reste vital au tourisme national et à l’économie marocaine. «Nous ne cessons de placer des plans pour améliorer ce créneau mais tous ces dispositifs restent conventionnels. Nous n’avons pas à ce jour mis en place une véritable stratégie dédiée à cette activité et qui permettra en l’occurrence de reconsidérer le tourisme de croisière et de plaisance comme secteur à part entière.  C’est dans cette optique que nous avons jugé utile de revoir notre approche pour être à la hauteur des attentes des touristes de croisières», nous souligne M. Agounjab.

Gouvernance et promotion sont de mise

En effet, les départements ministériels du tourisme et de l’intérieur ainsi que l’ANP et professionnels du secteur du tourisme se penchent sur l’élaboration d’une nouvelle feuille de route dédiée au tourisme de croisière.

Les différentes parties ont tenu des séances de travail pour établir le diagnostic de la destination, chose qui leur a permis de relever un bon nombre de points à améliorer. Les principales faiblesses ne sont tout autres que la gouvernance et la promotion. Se référant au délégué du ministère du tourisme, un comité national sera constitué incessamment pour redynamiser ce créneau. Sur le plan local, des comités spéciaux ont vu le jour dont la mission est de suivre au quotidien l’évolution de cette activité, déceler les mauvaises pratiques et dupliquer les bonnes expériences. Notons qu’au Maroc, un vaste chantier de modernisation des ports est ouvert. Les ports de croisières figurent dans ce plan visant le renforcement de l’offre portuaire nationale. Au niveau de Casablanca, le nouveau quai dédié aux croisières est fin prêt.

Les travaux prendront fin au plus tard l’année prochaine. Ils se poursuivent également au niveau du port de Tanger-ville (en phase de reconversion) et Agadir. Une fois ce chantier achevé ces trois ports outre celui de Safi contribueront largement au renforcement des arrivées des croisières au Maroc.

Les ambitions portent sur l’accueil de 300.000 à 550.000 croisiéristes d’ici 2020. Un objectif qui, selon les professionnels, serait réalisable si l’ensemble des parties prenantes œuvrait  d’arrache-pied à pallier les urgences qui pourraient freiner encore une fois l’élan de cette activité.

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