En quête de paix sociale : Les relations entre entreprises et salariés revisitées

En quête de paix sociale : Les relations entre entreprises et salariés revisitées

Réfléchir sur les actions à mener pour instaurer une paix sociale durable, pouvant favoriser à la fois le développement des entreprises et l’épanouissement des salariés. Tel est l’objectif principal d’un colloque international organisé, les 25 et 26 octobre, à Tanger, sous le thème «Les relations sociales à l’ère des mutations socioculturelles».

Intervenant à cette occasion, le ministre de l’emploi et des affaires sociales, Abdeslam Seddiki, indique qu’en adéquation avec les dispositifs de la Constitution et en exécution des directives royales, le gouvernement place la gestion courageuse et ambitieuse parmi ses priorités, faisant des ressources humaines un axe stratégique dans l’élaboration et la mise en œuvre des projets économiques structurants à forte valeur ajoutée. Et cela ne peut être réalisé qu’à travers l’adoption de «plusieurs procédures englobant la poursuite des réformes structurelles, globales et profondes du système de gestion des ressources humaines, et l’adoption de nouveaux programmes prenant en considération les compétences, l’évaluation des performances et la valorisation de la formation continue», affirme-t-il.

L’intervenant poursuit que l’accès aux postes de responsabilité se fait donc dans la transparence tout en répondant aux critères de compétence et de mérite. Le ministère de tutelle mise sur «l’engagement, la coopération et la conjugaison des efforts de tous les partenaires sociaux pour poursuivre et favoriser la réussite des grands ateliers ouverts et visant la réhabilitation de l’économie nationale, à travers laquelle celle de l’élément humain, l’amélioration de la capacité concurrentielle des entreprises et l’option pour une politique de gouvernance dans toutes ses dimensions via le renforcement de l’arsenal juridique, l’amélioration de la gestion des relations professionnelles et la préservation des droits des travailleurs», tient à préciser M. Seddiki. 

Les participants conviennent que le Maroc a connu une évolution importante en matière de promotion du dialogue et de consécration du dialogue social. «Cette dynamique s’est traduite par la conclusion d’un cadre contractuel adoptant la médiation sociale entre la Confédération générale des entreprises du Maroc et les syndicats les plus représentatifs, en vue de favoriser des solutions consensuelles aux problèmes inhérents à l’emploi et au travail», affirme Kamal Mazari, président de la CGEM-Nord.

Cette dynamique qui s’est également traduite, selon l’intervenant, par l’adoption d’un pacte social entre la CGEM et les syndicats les plus représentatifs, vise en plus le renforcement du dialogue bilatéral et de la promotion de la négociation collective, la prévention des conflits, la préservation des droits fondamentaux des salariés et l’amélioration de la compétitivité des entreprises. «La commission emploi et relations de la CGEM a inscrit parmi ses chantiers prioritaires dans son plan d’action (2012-2015) d’installer un dialogue social direct et durable», souligne M. Mazari. Ce colloque s’est déroulé sous forme de conférences plénières et tables rondes traitant des différentes dimensions du management des relations sociales au sein des organisations en quête de régulation.

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