Energie : L’Afrique sous-électrifiée malgré son potentiel

Energie : L’Afrique sous-électrifiée malgré son potentiel

Les représentants de 52 compagnies d’électricité d’Afrique ont fait mardi l’amere constat que leur continent est sous-électrifié en dépit d’un potentiel hydroélectrique exceptionnel. Ouvrant les débats à Tanger, le directeur général de l’Office national de l’électricité marocain (ONE) Younes Maamar a insisté sur les déficits structurels en notant que le taux d’électrification en Afrique est 36%, et seulement 24% en Afrique subsaharienne, malgré «un potentiel en hydroélectricité exceptionnel», a-t-il dit. Il a fait mention de la prévision de l’Agence internationale de l’énergie, selon laquelle il faudrait un investissement minimal de 350 milliards de dollars pour que le taux d’électrification atteigne 51% à l’horizon 2030. La 39e assemblée générale de l’Uunion des producteurs, transporteurs, distributeurs d’électricité d’Afrique [UPDEA] se tient jusqu’à mercredi en présence des dirigeants de 52 compagnies représentants 42 Etats africains. «L’électricité est un facteur incontournable de développement et l’électrification est un défi important pour l’Afrique», a souligné Amina Benkhadra, ministre de l’Energie, dans un discours prononcé en son nom. Elle a souligné que la conjoncture actuelle du marché des matières premières, notamment des hydrocarbures, avait «un impact négatif sur l’économie des pays non-producteurs qui, pour préserver le pouvoir d’achat de leurs populations et la compétitivité de leurs économies, sont contraints d’atténuer les effets de ces hausses à travers d’importants efforts financiers». Toujours dans le domaine des dépenses publiques, et à la veille d’un débat sur la libéralisation des secteurs électriques nationaux, Mme Benkhadra a affirmé qu’au Maroc «le secteur public n’est plus en mesure de mobiliser d’importants capitaux et que le secteur privé autant que les bailleurs de fonds seront sollicités pour réaliser ces projets». Les participants doivent débattre notamment de "la question des déficits énergétiques en Afrique" et de "l’ouverture des marchés électriques africains à la concurrence".

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