Energie : Malgré la fusion, Suez et Gaz de France perdent 4%

Energie : Malgré la fusion, Suez et Gaz de France perdent 4%

Lundi 3 septembre dans la matinée, Suez et Gaz de France sont en baisse de 4% environ en Bourse sur des prises de bénéfice, la déception de certains investisseurs qui espéraient une vente pure et simple du pôle environnement de Suez et la crainte d’une mainmise de l’Etat sur le nouvel ensemble étant également invoquées par les professionnels. Suez recule de 3,98% à 40,08 euros vers 11h40 et Gaz de France 4,08% à 35,30 euros.
Un analyste invoque des prises de bénéfice faute d’éléments véritablement nouveaux dans l’annonce faite lundi matin avant-Bourse par les deux groupes, mais aussi la sortie probable d’investisseurs qui jouaient la cession pure et simple de l’activité environnement de Suez à un bon prix plutôt qu’une scission sans véritablement changement de contrôle.
«Certains jouaient la cession de l’environnement à un prix intéressant. Du coup ils sortent du titre», explique ce dernier. Enfin, des professionnels n’excluent pas des craintes des investisseurs anglo-saxons face à la minorité de blocage qu’aura l’Etat français dans le nouvel ensemble, craintes reprises ce matin dans la Lex Column du Financial Times. Le journal britannique écrit que «le degré d’influence de l’Etat sur le nouvel ensemble est un vrai problème». Ce dernier souligne également qu’avec la dette de Suez logée dans le pôle environnement et Gaz de France libre de pratiquement tout endettement, «le nouveau champion sera incroyablement sous-endetté, ce qui rend probable une campagne d’acquisitions sous la direction de l’Etat». Le projet paraît cependant bien reçu sur le fond comme le montre le relèvement par UBS de son objectif de cours pour Suez à 47,50 euros contre 46,50 euros et la confirmation par l’intermédiaire de sa recommandation «achat» sur le titre. Oddo Securities réitère de son côté sa recommandation «achat» sur Suez avec un objectif de 45 euros, soulignant que les synergies de fusion seront conséquentes et les multiples du nouveau groupe attractifs. L’intermédiaire n’exclut pas de relever son objectif de cours pour Suez selon le montant de la dette du groupe effectivement affecté à son pôle environnement. Gaz de France et Suez ont annoncé ce jour avant l’ouverture des marchés qu’ils comptaient boucler leur nouveau projet de fusion courant 2008 et que l’Etat français détiendrait plus de 35% du nouvel ensemble. Dans un communiqué commun, les deux groupes ont précisé que les synergies opérationnelles seraient de l’ordre d’un milliard d’euros par an à horizon 2013. L’opération donne naissance à un groupe affichant un chiffre d’affaires de 72 milliards d’euros et de 90 milliards de capitalisation boursière, ce qui le place dans le trio de tête en Europe derrière EDF et au coude-à-coude avec E.ON. Parallèlement à la fusion, 65% du capital du pôle environnement de Suez seront distribués aux actionnaires de Suez lors d’une introduction en Bourse. `
Le nouveau groupe GDF-Suez, qui aura 35%, et les principaux actionnaires de Suez, qui détiendront 12%, «s’engagent à conserver leurs actions dans le cadre d’un pacte d’actionnaires à négocier».

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