Énergie : MDP : l’ONE au courant trois fois

L’Office national de l’électricité (ONE) a enregistré, le 27 avril 2006, son deuxième projet MDP, organisme relevant de l’UNFCC (United Nations Framework on Climat Change). Le projet se rapporte à la mise en place de 105.000 kits photovoltaïques individuels destinés à l’électrification rurale décentralisée entrant dans le cadre du PERG (Programme d’électrification rurale globale qui se trouve être le cheval de bataille de l’Office). La valeur environnementale du projet est importante dans la mesure où il permet d’éviter l’émission dans l’atmosphère de 38.600 tonnes de CO2 par an. Mécanisme volontaire initié par l’Organisation des Nations unies en marge du protocole de Kyoto, le MDP permet aux pays en voie de développement d’accéder à des capitaux, de savoir et de technologies nouvelles, tout en restant conformes à leurs stratégies de développement durable.
D’un autre côté, il aide les pays développés à atteindre leurs objectifs de réduction des émissions en gaz à effet de serre pris dans le cadre du protocole de Kyoto. Le Maroc dispose ainsi de trois projets. En plus de celui relatif aux kits photovoltaïques, l’ONE dispose d’un second projet enregistré auprès du comité exécutif du MDP. Il s’agit du parc éolien d’Essaouira dont l’entrée en service permet d’éviter l’émission de 156 026 CO2 par an. Le troisième projet marocain est à mettre à l’actif du cimentier Lafarge qui a doté son unité industrielle de Tétouan d’un parc éolien permettant une économie de quelque 28.651 CO2 par an. Deux projets demeurent en cours de validation par le comité exécutif du MDP. Il s’agit du système HRS d’efficacité énergétique de l’Office chérifien des phosphates avec une économie de l’ordre de 84.800 CO2/an et la station de dessalement de l’ONEP à Tan-Tan (17.260 CO2/an).


 Principe de base du MDP


Le principe de base du mécanisme pour un développement propre CCNUCC  protocole de Kyoto (MDP) est le suivant : des pays développés investissent dans des pays en développement, dans des projets qui contribuent à la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Les pays en développement peuvent aussi réaliser de tels projets de manière autonome. Ce type de projets se traduit par la modernisation d’un secteur donné du pays en développement, mais aussi par une contribution positive à la protection du climat mondial. Le pays investisseur peut porter au crédit de ses engagements les réductions d’émission réalisées au travers de son investissement dans le pays en développement. Le pays en développement peut vendre à des pays développés les crédits d’émissions obtenus sous forme d’unités de réduction d’émissions.

• Source : www.mdpmaroc.com


Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *